Comparée à une peau de banane, elle signe un contrat de mannequin

Salem Mitchell : la jeune femme comparée à une banane devenue mannequin
Salem Mitchell : la jeune femme comparée à une banane devenue mannequin
Moquée sur les réseaux sociaux à cause de ses taches de rousseur, comparée à une banane, la jeune et jolie Salem Mitchell a retourné la situation à son avantage en devenant mannequin. Ou quand les prétendus défauts deviennent une force.
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Les haters et autres trolls peuvent aller se rhabiller, Salem Mitchell vient de leur faire un pied de nez aussi savoureux qu'inspirant. Moquée à cause de ses imposantes taches de rousseur, cette beauté d'origine afro-américaine et philippine a même été comparée à une peau de banane sur les réseaux sociaux. De quoi perdre patience ou confiance en soi. Fort heureusement, Salem Mitchell n'est pas du genre à se laisser abattre. Dans son cas précis, on peut même dire que ses particularités sont devenues son arme. Car à force de susciter les commentaires - désobligeants ou non - la jeune femme a fini par se faire remarquer par une agence de mannequins, et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de la prestigieuse Ford.

Des réseaux sociaux à Vogue

Élève dans une école d'arts de San Diego il y a encore quelques mois, Salem Mitchell s'est peu à peu fait remarquer sur les réseaux sociaux, comme elle l'a confié au San Diego Voice. "Les gens ont commencé à se moquer de moi. J'ai beaucoup de taches de rousseur, c'est vrai, mais je n'ai jamais pensé que c'était un problème. Mais apparemment, certaines personnes n'avaient jamais vu ça avant. On a commencé à me comparer à une peau de banane, un guépard. On m'a dit que j'avais une maladie de la peau", explique la jeune femme de 18 ans.

Plutôt que de fermer son compte Instagram ou de s'énerver, elle a alors décidé de retourner la situation à son avantage en posant pour un photoshoot avec des bananes. "Si les gens veulent rire de moi, je vais rire avec eux, je vais être en charge des blagues qui sont faites sur moi", estime-t-elle. Du second degré, un peu de créativité, et un physique avantageux, il n'en fallait pas plus à Salem Mitchell pour devenir la nouvelle it-girl que tout le monde s'arrache. Depuis, la belle a posé pour Gucci, le site web de Beyoncé, et surtout, elle a eu droit à un article et des photos dans le Vogue US.

Célébrer la beauté dans toute sa diversité

Comme Winnie Harlow (mannequin atteint de vitiligo) ou Ashley Graham (mannequin plus size), Salem Mitchell fait partie de cette nouvelle horde de tops qui démontent les habituels standards de beauté. Interrogée en juillet 2015 par le site C-Heads, la belle déclarait déjà à l'époque qu'elle avait du mal avec l'uniformité que peut dégager l'univers de la mode :

"Les gens éprouvent souvent le besoin de se comparer aux autres parce que la société met toujours en avant des personnes avec certains traits physiques. Le plus souvent, vous verrez en couverture des magazines des filles très minces. Ces magazines se vendent dans le monde entier et du coup, les filles commencent à se dire : 'Voici ce que les gens ont envie de voir. Il faut que je lui ressemble absolument'".

Aujourd'hui, Salem Mitchell a réussi son pari. Non seulement elle a fait un joli pied de nez aux haters en signant avec l'agence Ford, elle est bien décidée à montrer un autre visage de la beauté. Un visage qui célèbre la diversité dans toute sa splendeur. Sur Twitter, elle déclarait ainsi récemment : "Je n'ai pas le corps du mannequin type mais ça ne m'arrêtera pas. Aujourd'hui, nous pouvons briser les barrières et détruire les traditionnels standards de beauté". Une jeune femme à suivre, et pas seulement parce qu'elle est canon mais parce qu'elle en a aussi dans la caboche.