"Nous allons nous battre" : la sénatrice Elizabeth Warren devant la Cour suprême pour défendre l'IVG

Elizabeth Warren devant la Cour suprême, 3 mai 2022.
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Les démocrates se sont exprimé·es mardi 3 mai sur la fuite des documents de la Cour suprême annonçant une potentielle annulation de l'arrêt Roe v. Wade. Elizabeth Warren, ancienne candidate à la présidentielle, est descendue manifester devant le bâtiment.
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Depuis lundi 2 mai, les Etats-Unis sont sous le choc. Suite à une fuite inédite de documents, le site Politico a révélé un avant-projet de la Cour suprême visant à annuler l'arrêt Roe v. Wade, qui garantit jusqu'à aujourd'hui le droit à l'avortement dans le pays. Dans la foulée, des manifestant·es pro-choix se sont rué·es devant le bâtiment de la plus haute juridiction américaine, à Washington, pour protester contre cette potentielle décision qui mettrait un coup d'arrêt au droit des femmes de disposer de leur corps. Une réaction imitée par certaines figures du clan démocrate.

Ce mardi 3 mai, le président Joe Biden a dénoncé l'attaque de ce qu'il considère comme un "droit" fondamental, encourageant vivement les Américain·es à se tourner vers les élections de mi-mandat (le 8 novembre prochain) pour contrer ce qui plongerait de nombreuses personnes concernées dans une situation dramatique.

De son côté, l'ex-candidate à la primaire démocrate et sénatrice Elizabeth Warren s'est rendue sur les lieux de la mobilisation pour exprimer sa colère.

"Ce sont les femmes les plus pauvres qui seront les plus durement touchées"

L'élue a traversé la rue vers la Cour suprême, "en colère" et "bouleversée", mais surtout "déterminée" à ne pas laisser la voie libre aux Républicain·es qui, selon elle, "complotent depuis des décennies pour avoir une majorité de juges à la Cour suprême" afin de prendre une décision "dont la majorité des Américains ne veulent pas".

"69 % des personnes à travers le pays, Etats démocrates comme Etats républicains, veulent maintenir Roe v. Wade", affirme Elizabeth Warren.

Au milieu de la foule, elle a poursuivi, animée par une rage légitime contre celles et ceux qu'elle qualifie d'extrémistes : "Les femmes aisées peuvent prendre l'avion et se rendre dans un État où l'avortement est légal. Elles peuvent quitter le pays. Ce sont les femmes les plus pauvres qui seront les plus durement touchées. Cela va être d'autant plus dur pour les femmes maltraitées, les femmes qui ont été violées [...] les femmes qui cumulent déjà deux emplois pour s'occuper de leurs enfants. Cette Cour suprême vient de dire qu'elle s'en fichait".

Et de scander : "Nous allons nous battre ! Nous ne reviendrons pas en arrière, jamais"

Comment ? Dans la rues mais aussi dans les urnes, précise l'élue, lors des élections législatives de novembre prochain.