Sydney Sweeney célèbre sa féminité et sa sensualité sur ces photos en lingerie à retrouver en bas de cet article, afin de promouvoir sa propre marque d'oripeaux sexy à souhait, co-financée par le multi milliardaire Jeff Bezos. Rien que ça, oui oui, car il faut croire que la superstar hollywoodienne, à l'affiche du mégasuccès planétaire La femme de ménage (où Amanda Seyfried lui vole la vedette), ne fait jamais les choses à moitié.
Mais cela scandalise. Pour quelques raisons polémiques.
Si vous êtes sur Instagram, impossible d'échapper à ces images sulfureuses qui en à peine une heure ont déjà engendré quantité de commentaires, de gifs, de réactions exacerbées, blâmant la principale concernée, l'encensant, ou lui assignant quelques remarques bien scabreuses. Sydney Sweeney qui à l'instar de Rihanna se fait l'égérie de sa propre marque de sous-vêtements minimalistes, célébrant la sensualité des femmes, car après tout, on est jamais mieux servie que par soi-même.
Or, on pourrait vraiment se demander pourquoi ces photos glamour à découvrir ci-contre suscitent tant de retours car, après tout, l'actrice américaine a l'habitude de se dénuder ou de donner le la à ses formes, à son corps : des robes toujours très décolletées, ouvertement inspirées de Marilyn Monroe, qu'elle arbore, à ses scènes de nu et de sexe multipliées dans les films dont elle est souvent la productrice, s'exerçant à contrôler son image - une image de sex symbol, parfois malmenée, parfois magnifiée, selon sa propre volonté de créatrice et d'actrice sûre de son influence et du regard qu'elle s'accorde.
Car oui, Sydney Sweeney se fiche d'être un sex symbol. D'être hyper sexualisée.
En fait, elle assume son corps, notamment sa poitrine, que d'aucuns considèrent "trop grosse" ou "trop voyante" au gré de ses tenues. Elle la revendique comme une part de son engagement : "Je suis féministe en assumant le corps que j'ai", explique-t-elle à Glamour UK, et pour le démontrer, et bien, elle ose même la naked dress, cette robe transparente à travers laquelle elle dévoile ses seins, car elle ne souhaite pour rien au monde les cacher - ce qui pourrait énerver bien des conservateurs.
Et aujourd'hui c'est une initiative de femme d'affaires, assumée comme telle encore une fois, qui confère des raisons à ses dévoilements "sexy" : promouvoir sa ligne de lingerie et donc un tout nouveau projet, venu auréoler sa dominante nouvelle (que ses bad buzzs n'entâchent en rien, au contraire) sur une industrie qui la considère désormais comme une star - certes controversée, polémique, mais une star quand même, paradoxale (Républicaine mais progressiste, féministe mais adorée par l'extrême-droite et les misogynes), contradictoire... Iconique.
Cette lingerie combine elle-même plusieurs controverses : co-financée par Jeff Bezos, pas la personnalité la plus fédératrice, qui a invité Sydney Sweeney lors de son très retentissant mariage, appuyant comme une riposte redoutable ce sur quoi Sweeney divise depuis des années, à savoir son hyper-sexualisation, la mise en scène très critiquée car envisagée comme un réceptable à libido masucline de son corps, ces photos en lingerie faisant suite à un happening qui pourrait d'ailleurs lui valoir des conséquences juridiques (Sweeney a accroché des soutien-gorge en haut du Hollywood sign, sans en avoir la permission apparemment), et alors que publicités sulfureuses et omniprésence au sein des caméras engendrent un phénomène de "ras-le-bol" de la part du public...
Les cris d'orfraie n'en finissent pas de résonner : "Femme-objet", "Et après elle pleure en se disant hyper sexualisée", "ça ne la gêne pas de montrer son corps en permanence", "Elle a tellement besoin d'attention", "Grosse fatigue de cette femme", "On en peut plus de la voir comme ça". Entre élans réacs et insultes faciles. Qui mine de rien en disent long sur un certain air du temps, jamais à court de contradictions et pour le moins exempt de mesure et de recul.