Les drôles d'effets de l'odeur des bébés sur les femmes et les hommes

Les drôles d'effets de l'odeur des bébés sur les femmes et les hommes
Les drôles d'effets de l'odeur des bébés sur les femmes et les hommes
Une sécrétion chimique émanant des nourrissons et impactant leur odeur, déclencherait l'agressivité chez les femmes et apaiserait les hommes. Un phénomène scientifique qui serait lié à l'instinct de survie.
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L'odeur des bébés (propres, on s'entend) est l'un des parfums les plus agréables et réjouissants qui soient. Et à croire une récente étude menée par une équipe de recherche israélienne, allemande et japonaise, elle serait aussi la source d'un changement de comportement réel - et différent chez les hommes et les femmes.

En effet, les nourrissons sécrètent ainsi une substance chimique appelée "hexadécanal", ou HEX, qui influence l'agressivité des humains, mais pas de la même façon pour tout le monde. Celle-ci se trouve principalement sur leur cuir chevelu.

"L'HEX, semble-t-il, affecte les hommes en ce sens qu'il y a plus de régulation sociale, que leur agressivité est maîtrisée et qu'elle leur sert de signal indiquant 'calme-toi' ; tandis que chez les femmes, la régulation diminue et cela peut être considéré comme un signal indiquant 'lâche-toi'", développe Eva Mishor, chercheuse principale de l'étude, comme le rapporte Slate.

La raison qui se cache derrière ce phénomène ? L'instinct de survie.

Une "communication chimique" essentielle

"Les bébés ne peuvent pas communiquer par le langage, la communication chimique est donc très importante pour eux", explique ainsi Noam Sobel, scientifique de l'Institut national Azrieli d'imagerie et de recherche cérébrale, en Israël.

La question se pose donc alors : pourquoi leur corps sécrète-t-il cette substance ? D'après le spécialiste, qui a participé à l'étude, il s'agirait d'un moyen d'améliorer leurs chances de survie. "En tant que bébé, il est dans votre intérêt de rendre votre mère plus agressive et de réduire l'agressivité de votre père", affirme-t-il. Pour appuyer cette hypothèse, Noam Sobel évoque les infanticides chez les animaux et ce que l'agressivité des parents implique pour les enfants.

Ainsi, lorsque l'agressivité est paternelle, le risque d'infanticide est plus élevé chez les mammifères. Lorsqu'elle est maternelle en revanche, elle est synonyme de davantage de protection. A noter, précise encore le rapport, que ces conclusions nécessitent d'être approfondies pour être définitives.

En attendant, ne vous privez pas de humer le crâne de vos bébés.