"Chouette, pas chouette", la série pour enfants qui dégomme les stéréotypes de genre

"Chouette pas chouette", une série pour contrer les stéréotypes sexistes.
"Chouette pas chouette", une série pour contrer les stéréotypes sexistes.
La sensibilisation au sexisme ordinaire, cela s'apprend dès le plus jeune âge. C'est ce que vise justement à démontrer "Chouette pas chouette", une courte et salutaire série animée pour enfants destinée à dégommer les clichés et stéréotypes de genre.
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Drôle de création que l'une des dernières "short-com" animées à voir le jour en France. Intitulée Chouette, pas chouette, elle met en scène des animaux (mais pas forcément que des chouettes) anthropomorphes, aux traits volontairement naïfs, évoluant dans un univers ludique et coloré. Mais ne vous fiez pas à son écrin insouciant, ce dessin animé-là est moins anodin qu'il n'y paraît.

Car l'intention première de cette production Gaumont, lancée sous l'égide du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, de la ministre déléguée à l'Egalité entre les Hommes et les Femmes Elisabeth Moreno et de la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, n'est pas simplement d'amuser, mais aussi d'instruire. Et plus précisément, de déboulonner les stéréotypes sexistes au fil de scénarios et situations limpides.

Le temps d'une dizaine d'épisodes de deux minutes à destination d'une très jeune audience (les 4-6 ans), Chouette pas chouette participera dès sa diffusion en janvier prochain à déconstruire les préjugés de genre les plus banalisés tout en éveillant l'empathie des plus petits, comme le développe encore le site d'actualités Franceinfo.

Une série anti-sexiste

Au programme de cette série animée à découvrir en 2021 sur Gulli, Disney Channel, TF1 ou encore Nickelodeon ? Des panthères et des castors, des goélands et des hiboux, des lapins et des cochons. Mais surtout, des garçons et des filles "comme les autres" qui papotent, jouent et apprennent de leurs erreurs.

"Les univers graphiques, l'identité des personnages et les scénarios ont été créés autour du thème du respect mutuel. Ils visent à lutter contre le sexisme ordinaire, initier le dialogue dans les familles et favoriser la tolérance", développe un communiqué.

Les sports et pratiques que l'on assigne à l'un ou l'autre sexe, mais aussi les attitudes - type "les garçons ne pleurent pas" - seront ainsi passées au crible l'espace de ces légers divertissements conçus en étroite collaboration avec des associations, et pas n'importe lesquelles : le collectif féministe Les Chiennes de Garde et le Clemi, le Centre pour l'Éducation aux Médias et à l'Information. De quoi associer pédagogie et militantisme, d'autant plus que ce potentiel support éducatif se destine tout aussi bien aux enseignants des écoles maternelles.

"Le principe narratif de ces films est de pousser les enfants à remettre en cause leurs préjugés et comprendre que naître fille ou garçon, grand ou petit, croco ou panthère ne détermine pas ce que sera sa vie", achève joliment un communiqué de Disney. Ou quand le bestiaire animalier se fait gage d'évolution(s) : le propre des fables.