Défenestrée, tuée au couteau, étouffée... Trois féminicides présumés en deux jours

Depuis le début de l'année 2021, l'on dénombrerait 78 féminicides
Depuis le début de l'année 2021, l'on dénombrerait 78 féminicides
Trois femmes mortes dans des cironstances épouvantables, trois drames en deux jours. Ce début de semaine est marqué par une flambée des féminicides présumés.
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A Cannes, dans la nuit du 6 septembre, une femme de 34 ans a été retrouvée morte après une chute du sixième étage. Comme le relate le journal Ouest France, une dispute avec le mari de la victime, ainsi que des cris, auraient été entendus par des voisins avant le drame. Celui-ci aurait été interpellé et placé en garde à vue. "Après une dispute, elle s'était précipitée pour sauter par la fenêtre", a raconté le conjoint.

Une garde à vue prolongée de 24 heures "car il existe certains éléments troublants", comme l'a précisé la procureure de la République de Grasse, Fabienne Atzori. Une enquête a d'ailleurs été ouverte pour "meurtre par conjoint".

Ce lundi 6 septembre, énonce le journal Le Dauphiné, une résidente d'un immeuble du quartier de Nocaze, à Montélimar, a été retrouvée morte. Cette mère de famille de 38 ans a été tuée à coups de couteau par son ex-compagnon, devant ses quatre enfants âgés de 6 à 15 ans. Les faits se seraient déroulés aux environs de 7 heures du matin. La victime aurait tenté de fuir mais "aurait été rattrapée par son agresseur dans les escaliers de l'immeuble". Son ex-conjoint- le couple était en instance de divorce- a été interpellé par les forces de l'ordre.

Enfin, une femme de 62 ans est morte "par étouffement" dans la soirée du mardi 7 septembre à Carmaux, dans le Tarn. Un homme de 34 ans a été placé en garde à vue après avoir déclaré être responsable du meurtre de sa compagne, comme le révèle Ouest-France. Cet homme avait été interpellé pour violences conjugales à deux reprises cet été.

"Une escalade des violences"

Depuis le début de l'année 2021, on dénombre pas moins de 80 féminicides selon le décompte du collectif Féminicides par compagnons ou ex. Une situation tragique qui rappelle les mots de la ministre en charge de la Citoyenneté Marlène Schiappa ce 6 septembre lors d'une "conférence inversée" visant à lutter contre les violences conjugales : "Chaque féminicide est bien sûr un féminicide de trop".

"Il est possible d'éviter ces meurtres, quand on veut on peut, les féminicides ne sont pas une fatalité", assurait en début d'année un communiqué de la Fondation des femmes. Car en 2020, les féminicides conjugaux ont baissé de 38%. Cependant, les meurtres de femmes ne cessent pas en 2021. Le maire socialiste du 13e arrondissement de Paris et instigateur d'un mémorial en hommage aux victimes de féminicides à Paris, Jérôme Coumet parlait même en juin dernier d'une "escalade des violences faites aux femmes".

Rappelons encore que sur 102 féminicides en 2020, près d'une femme sur cinq avait porté plainte. En vain.