10 films de fesses à voir absolument

Film Ultra-Pulpe
Film Ultra-Pulpe
A l'occasion de la 6e édition du Festival du film de fesses, sa co-fondatrice, Anastasia Rachman, nous livre sa sélection des dix longs et courts métrages érotiques ou porno à voir absolument.
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L'été est là et l'été est brûlant. Alors quoi de mieux que de se réfugier dans les salles obscures, à l'abri de la chaleur étouffante. Encore mieux s'il s'agit d'un film érotique, histoire de faire grimper la température pour les bonnes raisons.

Ça tombe bien, le Festival du film de Fesses, le seul ayant lieu dans des cinémas, (re)débarque à Paris du 27 au 30 juin 2019 pour la 6e édition. Un événement qui allie rétrospectives de cinéastes de talent, présentation de nouveaux bijoux de l'industrie, expos, conférences et ateliers autour du sexe.

Sa co-fondatrice, Anastasia Rachman, nous a listé ses 10 films de fesses favoris pour passer du bon temps devant l'écran. Et croyez-nous, il y a de quoi rester cloîtrer chez soi (ou au ciné) en attendant que la canicule passe.

1- Notre Héritage, de Caroline Poggi et Jonathan Vinel (2016)

Notre héritage
Notre héritage

Le jeune Lucas invite sa copine Anaïs pour la première fois chez lui - son père, réalisateur porno, est parti en vacances. Dans Notre héritage, on se délecte d'une romance lycéenne sur fond de banlieue pavillonnaire où des images de synthèses se mêlent au caractère volontairement "glauque" de l'endroit, comme le décrivent à ManifestoXXI les réalisateurs·trices, et bien sûr aux scènes de sexe.

Ce film, "certains [le] trouvent violent, d'autres pleurent, d'autres rigolent, c'est ça qui est intéressant. C'est quelque chose d'assez personnel, c'est pour ça que le film s'appelle comme ça aussi. Tout est fait pour laisser une grande place aux spectateurs", expliquent les artistes.

2- Docteur Caligari, de Stephen Sayadian (1989)

Dr Caligari
Dr Caligari

Tourné à la toute fin des années 80, Docteur Caligari a des airs d'un Rocky Horror Picture Show plus orienté cul que comédie musicale. Des langues sortent des murs, des hommes se donnent la fessée en criant "vilain !". La protagoniste, présentée comme la petite fille du "fameux Docteur Caligari", est obsédée par les cerveaux et possède une tripotée de cobayes à qui elle inflige des traitements en combinaison moulante dans des décors psychédéliques.

Parmi elles et eux, Miss Van Houten, une "patiente" à la libido exacerbée envoyée par son mari. A l'époque, le LA Times avait même qualifié l'oeuvre de "constamment scandaleuse et imaginative". Comment ne pas craquer ?

Diffusé le vendredi 28 juin, à 20h30, au Reflet Médicis, dans le cadre du Festival du Film de Fesses.

3- La Marée, de Walerian Borowczyk (1974)

La Marée
La Marée

Le premier court-métrage des Contes Immoraux de Walerian Borowcyk voit un jeune Fabrice Lucchini s'amouracher de sa cousine. Il lui explique, au bord d'une plage de galets, adossé à la falaise, comment il rêve de sa bouche depuis des années. Une invitation à la fellation unique que Lucchini promet durer plus d'une demi-heure, "aussi longtemps que la marée montera".

"Tu seras bien attentive à la mer qui monte autour de nous", lui affirme-t-il "comme monte en moi le désir". Et d'énoncer la suite des événements en beauté : "Quand je me répandrai dans ton gosier, tu avaleras docilement et joyeusement, le don vital que j'y aurai jeté".

4- BAD GIRLS GO TO HELL, de Doris Wishman (1965)

BAD GIRLS GO TO HELL
BAD GIRLS GO TO HELL

Meg est une femme au foyer de Boston, qui est agressée sexuellement par le surintendant de son immeuble. Le tuant pendant l'attaque, elle s'enfuit à New York. Elle se lie ensuite d'amitié avec une série de personnes avec qui elle s'implique émotionnellement et sexuellement, tout en essayant d'échapper à la police.

Wikipedia écrit de son côté que le long-métrage façon thriller signé Doris Wishman serait "structuré autour d'une longue séquence de rêve et comporterait une fin surprise, ainsi que des situations sexuelles douces". Tout un programme qui nous donne l'eau à la bouche.

5- Les Lèvres rouges, de Harry Kümel (1971)

Les Lèvres rouges
Les Lèvres rouges

La Fée des Lilas de Peau d'âne a une nouvelle carrière. Dans Les Lèvres rouges, Delphine Seyrig alias la comtesse Bathory susurre toujours à l'oreille des jeunes filles en fleur mais cette fois pour leur sucer le sang, s'y baigner, et se nourrir de leur beauté. Elle apparaît aussi gracieuse que dans le conte de Jacques Demy - sculpturale dans une robe à sequins argentés couleur de lune - à un détail près : elle est désormais plus vampire à la bouche écarlate que marraine aux conseils amusants.

Elle se prend d'affection (ou d'obsession) pour un couple en lune de miel, dans un grand hôtel quasi désert. La musique est hypnotique et accompagne le long-métrage à la perfection.

6- Change pas de main, de Paul Vecchiali (1975)

Change pas de main
Change pas de main

Le synopsis ressemble à un film noir, c'est presque le cas. Une femme politique reçoit un film pornographique dans lequel figure son fils et décide d'engager une détective privée pour identifier et venir à bout de ses maîtres-chanteurs.

Dans leur critique, A voir à lire salue le "refus de la demi-mesure, cette manière frontale d'aborder le sexe et de juxtaposer les genres (film noir, mélodrame, comédie musicale) sans se préoccuper de trouver des alibis ou d'enrober les choses pour mieux les faire mieux passer." Ce bijou de porno est sorti en salle peu de temps avant l'instauration du classement X, et offre aux spectateurs et spectatrices toute la liberté que représentent les années 70.

7- Ultra pulpe, de Bertrand Mandico (2018)

Ultra Pulpe
Ultra Pulpe

Ce conte de science-fiction évoque la fin du monde, d'un tournage, d'une relation. Il met en scène des scènes d'orgie dans des décors mi-apocalyptiques, mi-fantastiques, à base de monstres dénudées et de lumières néon enivrantes. On plonge dans cet univers mystérieux et excitant comme dans un cauchemar qu'on ne voudrait quitter sous aucun prétexte.

"J'ai un besoin de liberté très fort : je veux emmener mes spectateurs ailleurs, être le plus sincère possible dans ce que je propose", confie Bertrand Mandico, le réalisateur, à Cinematraque. C'est réussi.

8- Baise-moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi (2000)

Baise-moi
Baise-moi

L'autrice et réalisatrice co-signe ici, avec Coralie Trinh Thi, un film puissant adapté du roman éponyme qui raconte l'aventure de Nadine et Manu, deux femmes qui partent dans un trip destructeur et sanglant, ponctué de scènes de sexe intenses.

"Le corps, le sexe, l'identité ne sont plus vécus en tant que problèmes, sujets d'interrogation ou souffrance", écrit Sophie Bonnet pour Les Inrocks. "Ils sont assumés comme objets et marchandises, vendus, échangés, violés en toute impunité."

9- Funeral Parade of Roses, de Toshio Matsumoto (1969)

Funeral Parade of Roses
Funeral Parade of Roses

L'histoire d'Eddie, une jeune drag-queen qui devient la favorite de la propriétaire du bar où elle travaille, Gonda. Seul problème, cette relation privilégiée provoque la jalousie de la maîtresse de Gonda, Leda, drag-queen plus âgée et matrone des lieux. Eddie et Gonda se demandent alors comment se débarrasser de celle qui représente un obstacle à leur relation.

Une sorte d'Oedipe moderne dont les images, les scènes et l'histoire auront de nombreuses influences, jusque dans la réalisation d'Orange mécanique, de Kubrick, comme le souligne Panorama Cinéma. Un classique du genre aussi subversif que culte.

10- Scorpio Rising, de Kenneth Anger (1963)

Scorpio Rising
Scorpio Rising

Une vision transcendée du mythe du motard américain, tournée au début des années 60. Elle raconte l'histoire de Scorpio, le fameux motard, alors qu'il se rend à une fête gay. "Bientôt, de beaux mâles tombent le perfecto sur fond de rock'n'roll et de motos rutilantes", écrit Télérama.

Entre pulsions sexuelles et mortelles, Scorpio Rising s'inscrit comme l'un des incontournables du genre.

Diffusé le jeudi 27 juin, à 22h00, à la Filmothèque, dans le cadre du Festival du Film de Fesses.