"Masculin" et "Féminin" vont disparaître des cartes d'identité belges (et c'est une bonne idée)

"Masculin" et "Féminin" vont disparaître des cartes d'identité belges (et c'est une bonne idée)
"Masculin" et "Féminin" vont disparaître des cartes d'identité belges (et c'est une bonne idée)
Supprimer la mention du genre sur les cartes d'identité ? C'est ce qu'envisage de faire la Cour constitutionnelle de Belgique. Une avancée sociale majeure ?
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Prendre en compte la non-binarité dans les papiers d'identité, autrement dit le fait de refuser d'être catégorisé·e comme "homme" ou "femme" au sein de la société, est un enjeu de plus en plus envisagé dans le monde. En Argentine par exemple, les papiers d'identité comportent désormais l'option non-binaire "X".

Et aujourd'hui, c'est la Cour constitutionnelle de Belgique qui réfléchit à faire disparaître la mention du "sexe" à l'état civil de la carte d'identité. "Nous souhaitons mettre cela en oeuvre rapidement", a assuré la porte-parole de la secrétaire d'État belge à l'Égalité des genres Jessika Soors, comme le relaie le magazine Têtu.

Pour Jessika Soors, le maintien des catégories binaires traditionnelles serait une décision "lacunaire".

Une évolution sociale

Avant que ce changement soit tout à fait effectif, il faut cependant encore attendre que les Affaires intérieures se penchent sur des aspects techniques de la chose, "notamment l'impact de cette suppression sur les voyages et la distribution de ladite carte", développe le magazine des cultures queer. Cette évolution fait l'objet d'une réflexion au sein de la Cour constitutionnelle de Belgique depuis deux ans déjà. La mention de genre sera uniquement maintenue "dans le registre national".

Ce n'est pas vraiment en France que l'on pourrait malheureusement s'attendre à un tel changement social. "Pendant que ceux qui tiennent le pouvoir en France pleurent parce que "iel" est entré dans le dico, la Belgique supprime purement et simplement la mention de genre sur les cartes d'identité pour que les personnes non binaires puissent se représenter légalement", observe ainsi une internaute, se référant à la polémique suscitée par l'entrée du pronom de genre "iel" dans le Larousse.

On ne saurait mieux dire.