Infarctus : de plus en plus de jeunes femmes touchées

Journée mondiale du coeur.
Journée mondiale du coeur.
La Journée Mondiale du Coeur a lieu ce mardi 29 septembre. L'occasion de rappeler que les maladies cardiovasculaires sont en hausse considérables chez les femmes alors que pourtant la plupart des facteurs de risque sont évitables.
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Lorsque l'on évoque les maladies cardiovasculaires, on songe bien souvent à des sexagénaires sédentaires ayant de l'embonpoint. Et pourtant, les infarctus et autres accidents vasculaires cérébraux sont la première cause mondiale de décès chez les femmes avec plus de 9 millions de morts chaque année.

Six infarctus sur dix liés au tabac

Plus inquiétant, les maladies cardiovasculaires progressent considérablement chez les plus jeunes. "Les infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé au cours de ces quinze dernières années", indique professeure Claire Mounier-Véhier, présidente de la Fédération française de cardiologie (FFC). Une poussée en partie liée à un mode de vie toujours plus sédentaire et aux dépendances, parmi lesquelles figure le tabac.

Ainsi, chez les moins de 60 ans, plus de six infarctus sur dix seraient attribuables à la cigarette. Le risque est d'autant plus grand après 25 ans pour les fumeuses sous pilule combinant oestrogènes et progestatifs, rappelle la FFC qui recommande d'adapter le moyen de contraception, le cas échéant.

L'obésité frappe surtout les jeunes femmes

Le surpoids est lui aussi un facteur de risque supplémentaire. La surcharge pondérale va parfois de pair avec hypertension et diabète et peut conduire à un excès de graisse dans le sang. L'obésité frappe également davantage les femmes, principalement chez celles âgées de 18 à 25 ans qui seraient plus de 15% à être concernées.

Une gêne thoracique, un malaise et/ou une douleur se propageant à d'autres zones de la partie supérieure du corps peuvent être les signes précurseurs de crise cardiaque chez la femme. L'infarctus du myocarde peut aussi se caractériser par un essoufflement latent, une anxiété ou une nervosité inhabituelle ou encore des sueurs froides. A noter que l'ensemble de ces symptômes peuvent se produire avec ou sans douleur à la poitrine (présente dans moins de la moitié des crises cardiaques féminines).

Créer un "environnement sain pour la protection du coeur"

Quant aux AVC, l'engourdissement et la faiblesse soudaine du visage ou d'un côté du corps sont autant de signes révélateurs d'un risque. La perte de l'équilibre, de la coordination et des maux de tête intenses et soudains doivent aussi alerter.

Face à ce constat, la FFC appelle à la création d'un "environnement sain pour la protection de la santé et du coeur", comprenant une alimentation équilibrée et la pratique d'exercices physiques régulièrement. La Fédération en appelle aussi aux pouvoirs publics pour lutter plus efficacement contre le stress, le tabagisme et la pollution atmosphérique.