Les femmes ont-elles besoin de plus de sommeil... parce qu'elles en font deux fois plus ?

Les femmes dorment, en moyenne, 20 minutes de plus que les hommes tous les jours.
Les femmes dorment, en moyenne, 20 minutes de plus que les hommes tous les jours.
Les femmes auraient davantage besoin de dormir que les hommes. Raison invoquée par différentes études : le cerveau féminin serait capable d'exécuter plus de tâches simultanément que celui des hommes et aurait donc besoin d'un repos accru pour récupérer de son activité.
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Vous peinez à vous réveiller et affichez une étonnante propension à vous endormir dans tout type de situation passé 21h30 ? Cessez de culpabiliser, la science est avec vous ! En effet, si la durée de sommeil nécessaire pour un adulte est, en moyenne, de 7 à 8 heures par nuit, les femmes auraient plus besoin de sommeil que les hommes, selon une étude publiée l'an passé par l'Université Duke, en Caroline du Nord.

Davantage de sommeil pour un cerveau plus sollicité

L'étude, relayée par le magazine Science World Report, indique que les femmes seraient capables de faire davantage de tâches simultanément que les hommes, en utilisant une plus grande partie de leur encéphale. Or, à force de cogiter, le cerveau a besoin de se régénérer et c'est justement l'une des fonctions principales du sommeil.

L'application Sleep cycle a ainsi recensé pendant dix mois les données de près d'un million d'utilisateurs, dans 47 pays. D'après ces données, les femmes dorment en moyenne 20 minutes de plus que les hommes. Un peu moins en France puisque les Françaises ont 7h26 de sommeil par nuit, en moyenne, contre 7h12 pour les hommes. Le plus grand écart de sommeil quotidien entre les hommes et les femmes est à chercher du côté de l'Indonésie. Les Indonesiennes y dorment 34,5 minutes de plus que les Indonésiens au quotidien.

Un manque de repos qui joue sur l'humeur

Les femmes souffrent aussi davantage du manque de sommeil que les hommes, ne laissant pas au sommeil jouer pleinement son rôle réparateur pour le cerveau. Les risques dépressifs ou l'irritabilité sont alors accrus. Conséquence, selon l'étude de Sleep cycle, il n'y a que trois des 47 pays étudiés dans lesquels les femmes se réveillent majoritairement plus heureuses que les hommes (la Colombie, le Portugal et l'Ukraine). En plus de jouer sur le plan psychologique, le manque de sommeil peut avoir des conséquences graves au niveau physique avec un risque plus important de développer des troubles cardiaques ou des maladies inflammatoires.

Pour combler cet éventuel manque, les scientifiques préconisent le recours à la sieste. Celle-ci sera bénéfique à condition qu'elle n'excède pas 1h30, histoire de ne pas dérégler le cycle du sommeil.