Les femmes seraient plus empathiques et sensibles, émotionnellement, que les hommes. Sans rire, Sherlock. Oui mais cette fois, c’est la science qui le démontre, étude à la clef. Sans pour autant en tirer des conclusions trop hâtives.
Les femmes sont plus empathiques que les hommes, pourvues d’une intelligence émotionnelle qui creuse un vrai gender gap : un écart genré. De cette sensibilité que l’on retrouve dans les chansons de Zaho de Sagazan, hymnes à cette même vulnérabilité. Et surtout, à l’écoute de l’autre, et de ses sentiments. C’est ce que démontre vigoureusement une étude relayée par la prestigieuse BBC, la radio historique britannique. QUI vient mettre les points sur les i niveau fact checking scientifique. On vous raconte tout dans les lignes ci-dessous.
Les femmes davantage pourvues de sensibilité, d’empathie, d’écoute émotionnelle et de sentiments ? D’aucunes ne voient pas là la révélation de l’année. Pas de quoi crier tout de suite au Prix Pulitzer ou au Prix Nobel. Cela étant, la chose vaut que l’on s’y attarde méticuleusement.
Une étude très détaillée partagée par la presse britannique met effectivement en évidence “des différences de genre dans les tests d'empathie réalisés à l’international”, ce test massif ayant effectivement révélé que les femmes se sont montrées plus empathiques dans 36 des 57 pays étudiés, à en croire les résultats chiffrés de ces questionnaires très précis, basés sur des observations objectives. Ca calme.
Gender gap donc, indéniable, néanmoins, qui demande à être nuancé, avant de trop s'emballer ou de sombrer dans l'essentialisme : les préjugés. Car dans 21 pays, les scores étaient très similaires, relève encore la BBC, tant et si bien que la science en vient à s’interroger, conclusions très modérées à l’appui : les auteurs ont conclu qu'ils « ne pouvaient établir de lien de causalité ».
De fait, développe encore la radio briish, d’autres enquêtes tendent à remettre en question les certitudes des scientifiques : une vaste étude génétique sur l'empathie, menée en 2018 auprès de plus de 46 000 participants ayant rempli un questionnaire et fourni des échantillons d'ADN (des protocoles qui ne sont pas sans évoquer l’étude 2025, vous noterez), “a suggéré que les gènes jouent un rôle dans le degré d'empathie d'une personne mais que cependant, aucun de ces gènes n'est associé au sexe”, étaye encore la BBC.
Pas de quoi en tirer des conclusions trop hâtives du coup. En attendant tout naturellement les futures observations érudites qui, potentiellement, iront à l’encontre de ces certitudes.