Les déclarations ambigües de Claire Chazal sur Nicolas Hulot, accusé d'agressions sexuelles

Claire Chazal s'exprime sur Nicolas Hulot, accusé d'agressions sexuelles
Claire Chazal s'exprime sur Nicolas Hulot, accusé d'agressions sexuelles
Dans cette photo : Claire Chazal
"Je le connais depuis toujours... Je n'en sais rien. Il n'y a pas eu de jugement". L'espace d'une interview à "Paris Match", Claire Chazal s'est exprimée sur l'affaire Nicolas Hulot.
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Dans le numéro de l'émission Envoyé Spécial diffusé le 25 novembre, cinq femmes accusaient Nicolas Hulot d'agressions sexuelles. Parmi elles, la voix de Sylvia, mineure au moment des faits relatés. Sylvia a porté plainte contre Nicolas Hulot et a été auditionnée. A ces témoignages s'ajoutaient les voix de l'ex-animatrice belge Maureen Dor ou encore de la militante écologiste Claire Nouvian. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.

Une affaire sur laquelle s'est exprimée l'une des anciennes consoeurs de Nicolas Hulot : la journaliste Claire Chazal, qui a travaillé pour la même chaîne de télévision que l'ancien animateur de TF1. Le magazine Paris Match l'a interrogée à ce sujet. "Je le connais depuis toujours... Je n'en sais rien. Il n'y a pas eu de jugement", a-t-elle d'abord hésité.

Avant de développer, d'une manière plutôt ambiguë : "Je suis absolument féministe. Je suis pour l'indépendance financière, l'égalité du pouvoir. Mais pas victimaire. Je perçois cette 'zone grise' du consentement. Et j'ai conscience que certaines femmes n'ont pas les moyens de dire non".

"Une femme peut tenir tête"

Et Claire Chazal de poursuivre dans les pages de Paris Match : "J'ai conscience que certaines femmes n'ont aucune arme pour s'opposer fermement. Je sais les violences, l'impuissance des femmes agressées. Mais une femme peut tenir tête à n'importe qui, elle le doit ! On n'est pas plus bêtes !".

En septembre dernier, Claire Chazal s'exprimait sur les accusations dont fait l'objet son ex-conjoint, Patrick Poivre d'Arvor - 23 témoignages, 8 plaintes, dont trois pour viols et quatre pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel : "Je n'aime pas les accusations sans preuve, ni fondement juridique. Je déteste les noms jetés en pâture, au jugement de l'opinion. Je comprends qu'il existe des problèmes de domination masculine et que les femmes le ressentent. Je le redis : je ne peux pas croire que cet homme que je connais bien, professionnellement et personnellement, qui certes aime séduire et convaincre, ait une quelconque violence en lui".

Pas vraiment sur la même ligne que le mantra du collectif féministe #NousToutes : "Nous vous croyons. Vous n'y êtes pour rien".

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