Au Paris-Roubaix, l'écart entre la prime de la gagnante et du gagnant choque

La cycliste britannique Elizabeth Deignan aux JO de Tokyo le 25 juillet 2021
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Alors que la mythique course cycliste Paris-Roubaix se tenait ce dimanche 3 octobre, le montant de la prime touchée par la gagnante et le gagnant a créé la polémique.
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La championne britannique Elizabeth Deignan, grande vainqueure de la première édition de Paris-Roubaix version féminine... touchera une prime presque vingt fois inférieure à celle de son homologue masculin. Toute une polémique se déploie aujourd'hui suite au dévoilement de cette nuance monétaire de taille entre la gagnante et le gagnant de la fameuse course cycliste qui a eu lieu ce dimanche 3 octobre.

Voyez plutôt : le vainqueur de l'édition masculine, Sonny Colbrelli, va recevoir une prime de de 30 000 euros, là où la gagnante féminine ne touche que 1535 euros. Inutile de faire un dessin. Si cette année est historique pour Paris-Roubaix, puisque la célèbre compétition des amoureux de vélo accueillait sa toute première course féminine, il y a cependant de quoi s'interroger sur le pourquoi du comment.

Surtout quand l'on sait que même les suivants sur le podium masculin toucheront, là encore, une prime plus conséquente que la grande gagnante féminine Elizabeth Deignan : 22 000 euros pour la deuxième place du Paris-Roubaix hommes, et 15 000 pour la troisième.

"On dirait des prix de kermesse"

Des secondes et troisièmes places bien moins valorisées sur le podium féminin, comme on peut l'imaginer. Effectivement, tel que l'énonce le journal Le Soir, la Néerlandaise Marianne Vos, arrivée seconde, a touché 1 135 euros. La troisième place, remportée quant à elle par la coureure cycliste italienne Elisa Longo Borghini, a remporté une prime... de 760 euros seulement. Au total, 7005 euros de dotations sont dédiées au Paris-Roubaix féminin contre 91 000 euros pour son équivalent masculin.

Dans les pages du journal Le Parisien, Marion Clignet, présidente de l'Association Française des Coureures Cyclistes (AFCC), s'indigne à raison : "Ce n'est clairement pas normal. Évidemment, c'est super qu'il y ait un premier Paris-Roubaix femmes mais on ne peut pas accepter n'importe quoi. Comment peut-on en être encore là en 2021 ?".

Et la présidente de tacler : "Il ne faut pas une égalité complète mais 200 euros pour la 10e alors que c'est une incroyable performance, franchement, est-ce normal ? On dirait des prix de kermesse". Ca fait mal.