6 conseils de guerrière pour contrer l'autosabotage

6 façons de contrer l'auto-sabotage
6 façons de contrer l'auto-sabotage
De l'autodérision sans conséquence à l'auto-sabotage alarmant, il n'y a que quelques pas. Hazel Gale, autrice de "Fight : contre l'autosabotage, gagnez le combat", nous explique ce qui peut être nocif dans ce mode de pensée et comment le contrer en 6 points.
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Hazel Gale est la plume derrière Fight - Contre l'autosabotage, gagnez le combat ! (éd. Belfond). Thérapeute et championne de kick-boxing anglaise, elle a réussi à se défaire de son propre comportement d'autosabotage dans le passé et veut désormais aider les autres à faire de même.

Elle définit d'ailleurs le phénomène de la sorte : "L'anxiété chronique, le doute de soi ou le sentiment de fraude ou d'échec, le ressentiment persistant, la culpabilité ou la honte, le discours négatif et la comparaison sociale."

Tout un programme qui semble plutôt familier. Car qui ne s'est jamais convaincue ne pas valoir la peine d'un projet de taille, ne pas être pas assez bonne pour mériter une promotion, un poste ou une avancée quelconque dans sa vie, ou bien avoir honte de ses sentiments et de ses doutes ?

Pour en finir avec ce fléau, Hazel Gale nous livre ses astuces garanties 100 % efficaces.

1- Ayez le courage d'affronter vos peurs (mais sachez qu'elles ne vous définissent pas)

"Aussi douloureux que cela puisse être, il est vital de faire face à ses craintes, car ce n'est qu'ainsi que nous pourrons commencer à voir au-delà", explique Hazel Gale. "C'est un défi, bien sûr, parce que cela signifie que nous devons nous confronter à des convictions personnelles auto-limitatives que nous essayons d'enfouir depuis des décennies (des choses comme : "Je ne m'intègre pas ", " je ne suis pas aimable ", " je suis égoïste ", etc.)".

Le portrait négatif que l'on dresse de nous-même correspond rarement à qui nous sommes réellement. Et affronter nos peurs peut effectivement nous aider à lâcher prise et à se rendre compte de notre véritable valeur.

2- Soyez honnête

"Soyez honnête avec vous-même d'abord et avant tout, et ensuite avec les autres aussi", affirme Hazel Gale. "La malhonnêteté renforce la honte et mène à l'inconfort. Et cela vaut même lorsque nous pensons mentir pour des raisons positives. Il n'est pas facile de mettre en pratique la valeur de l'honnêteté, mais cela ouvre la voie à des relations plus saines et plus efficaces ainsi qu'à une meilleure connaissance et acceptation de soi."

Traduction : même lorsque c'est pour protéger quelqu'un, évitez de mentir. Trouvez plutôt des façons délicates et subtiles de dire les choses si vous ne voulez pas froisser votre interlocuteur·trice. Vous vous sentirez davantage fière de vous.

Fight. Contre l'autosabotage, gagnez le combat !
Fight. Contre l'autosabotage, gagnez le combat !

3- Demandez-vous ce que vous ressentez et quels besoins ne sont pas satisfaits

"Les émotions négatives ne sont pas nos ennemies et nous n'avons pas besoin de nous en débarrasser. Nous devons plutôt les écouter", assure Hazel Gale. "Les sentiments difficiles à gérer sont en réalité des messages venant de l'inconscient pour nous dire que quelque chose ne va pas."

Son conseil pour mieux les appréhender ? "Demandez-vous ce que vous ressentez, comment vous le ressentez et quels besoins non comblés il met en évidence. Répondez efficacement à ce besoin et la douleur passera."

4- Prenez le temps de réfléchir à vos valeurs

"Je ne pense pas que nous puissions vraiment nous connaître nous-mêmes avant d'avoir longuement réfléchi à ce qui est important pour nous", confie l'autrice. "Savoir ce que nous apprécions nous aide à prendre des décisions que nous ne regretterons pas plus tard."

Ça semble aller de soi, mais avouons qu'on prend rarement le temps de se pencher sur ce que l'on considère comme nos valeurs fondamentales. Et il serait peut-être temps que ça change. Car comme l'explique Hazel Gale, se connaître soi-même permet d'être plus sûre de soi, et donc de moins céder à l'autosabotage.

5- Définir les limites

"Nous devons connaître nos limites personnelles, comme 'Deux bières après le travail avec des amis, c'est bien, mais trois ou plus, c'est mal'. Nous devons aussi fixer des limites avec les autres : 'Ce n'est pas bien de parler comme ça' ou 'Ce n'est pas bien de disparaître pendant trois jours sans appeler pour dire que tu vas bien'", explique-t-elle (l'exemple du ghosting semble clairement familier).

"Respecter nos limites est un travail très difficile, qui exige une bonne dose d'honnêteté. Mais sans frontières, la vie peut devenir un champ de mines d'autosabotage." On cesse donc de se laisser marcher sur les pieds et on force les autres à nous traiter en égales.

6- Soyez audacieux, courageux et défiez la norme

"L'inconscient préfère la familiarité à la nouveauté parce qu'il pense que si quelque chose est familier, c'est qu'il est sûr. Malheureusement, cela signifie que nous retournons automatiquement à nos anciennes peurs et comportements.", déplore-t-elle.

"Il faut du courage pour décider que vous êtes digne de plus que ce que vous avez actuellement. Mais, si vous n'êtes pas heureux, alors je suis ici pour vous dire que vous méritez absolument plus. Soyez audacieuse, soyez courageuse et poursuivez ce que vous voulez vraiment." C'est noté ? En tout cas, nous, on va tenter de suivre ses bonnes paroles à la lettre.

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