Comment se lancer dans l'aventure du BDSM

Comment se lancer dans l'aventure du BDSM
Comment se lancer dans l'aventure du BDSM
La domination au lit, ça vous tente ? On vous explique les clés pour vous lancer dans le BDSM (bondage, discipline, sado-masochisme) sereinement.
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Certain·es sont déjà familier.es du terme, d'autres l'ont découvert à peu près en même temps qu'Anastasia Steele, l'héroïne du roman 50 Shades of Grey, et ses premiers pas dans la chambre à jouer ("play room", plus seyant, en anglais) de Christian Grey. Le BDSM intrigue, fascine, et parfois effraie aussi - surtout quand notre connaissance sur la question se limite à un navet cinématographique planétaire. Mais la pratique sexuelle a bien des vertus quand on s'y adonne dans les règles de l'art, et notamment celle de découvrir une nouvelle facette de la personne qui partage notre lit. Qu'il s'agisse d'une envie commune de tenter des choses nouvelles ou d'un fantasme personnel, on vous dit tout sur comment entreprendre l'aventure, pour mieux s'abandonner à ses désirs. Suivez le guide.

1- Que veut dire BDSM exactement ?

BDSM signifie d'une part "Bondage et Discipline" (BD), de l'autre "Sado-Masochisme" (SM) - le bondage étant l'art d'attacher quelqu'un·e, ou plutôt de le ou la ligoter, au sein d'un jeu sexuel qui implique une relation dominant·e/soumis·e.

Tout l'attrait du BDSM réside dans l'exploration de nombreuses sensations, principalement la douleur, et de la jouissance que l'un·e et l'autre tirent d'un jeu de pouvoir bien précis. Kat Van Kirk, docteure et sexologue agréée, explique ainsi au magazine Shape : "Parce que c'est considéré comme un 'échange de pouvoir', cela signifie que le jeu doit être consensuel, sécuritaire et sain d'esprit". Il faut donc des règles définies à cette expérience (unique ou non), et un consentement évident entre ses participant·es. Pour l'experte, se lancer dans le BDSM peut ainsi remédier à "une vie sexuelle stagnante en changeant la dynamique, créer un sens sain du drame sexuel et améliorer l'intimité émotionnelle", explique-t-elle. Plutôt convaincant.

2- Dominant·e, soumis·e ou switch

Le BDSM étant basé sur une relation dominant·e/soumis·e, il est important de savoir de quel côté on se place pour profiter un maximum de la pratique. Un choix tout à fait personnel, qui se fait surtout en fonction de ce qui nous excite l'un·e et l'autre - et de notre compatibilité au lit.

Un·e dominant·e aura les règles (et le fouet) en main, et sera l'instigatrice des châtiments corporels. Un·e soumis·e se devra d'obéir et d'accepter ce à quoi son ou sa partenaire lui demandera de se plier, abandonnant tout contrôle.

Certaines personnes qui dominent dans leur vie professionnelle et sociale, aiment d'ailleurs jouer le rôle du ou de la soumis·e dans la chambre à coucher, et vice versa. Pour ce qui est des "switch" en revanche, ils et elles peuvent trouver leur plaisir dans les deux situations, et donc changer selon leurs envies. Le tout est d'essayer en toute confiance, et de déterminer sa préférence par la suite.

3- Comment aborder le sujet avec son ou sa partenaire

Dans certains couples, la communication n'est pas toujours au beau fixe. Or s'il y a bien une chose essentielle lorsque l'on veut améliorer sa sexualité, c'est de parler. Parler de ce qui nous plaît, de ce qui nous plaît moins au lit avec l'autre et surtout, de ses fantasmes. Et le BDSM ne fait pas exception. Les mots ne viennent pas ? Pas de panique, tentez la communication non-verbale. Montrez-lui des images, des films, des articles qui abordent le sujet et demandez-lui ce qu'il ou elle en pense. Est-ce que ça l'excite ? Est-ce que ça l'intrigue ? Dans les deux cas, la porte est ouverte à davantage d'expérimentation physique.

Mais comme le précise Sarah Berry, sexothérapeute interrogée par le site Healthista, "le BDSM n'est bon pour une relation que si vous le souhaitez tous·tes les deux, que personne ne se sent sous pression et qu'il s'agit d'une perspective excitante plutôt qu'une épreuve ou quelque chose d'inconfortable". Pour le savoir, il suffit d'être honnête et de savoir jauger l'intérêt de la personne en face.

4- Respecter ses limites et l'importance du safe word

Vous êtes tous·tes les deux sur la même longueur d'onde ? Fantastique. Vous allez bientôt pouvoir goûter à l'extase du genre. Mais avant toute chose, assurez-vous de communiquer à l'autre vos limites. Ce qui, selon vous et votre expérience, irait trop loin. Si vous n'avez pas envie qu'il ou elle vous marche dessus avec des talons aiguilles, faites-le-lui savoir immédiatement.

Pas franchement emballé·e par l'idée d'une fessée jusqu'au sang ? Idem. Aussi, mettez au point un "safe word", ou mot de sécurité, qui, si prononcé, ordonnera l'interruption immédiate du rapport sexuel. Pareil pour votre partenaire, afin qu'il ou elle se sente complètement à l'aise dans cette expérience. On rappelle le but : se faire du bien. A la seconde même où vous sentez que le jeu entrepris bascule davantage dans vers la souffrance que l'orgasme, n'hésitez pas à tout stopper net.

5- S'amuser

L'heure est aux premiers essais. Et surtout au laisser-aller, à la perte de contrôle pour l'un·e et au pouvoir tout puissant pour l'autre. Inspirez-vous de vos fantasmes intérieurs mais aussi de ce que vous trouverez dans les contenus que vous avez l'habitudes de dévorer en secret. Rien n'est trop cliché pour prendre son pied. Même pas Fifty Shades of Grey, tant que ça vous fait de l'effet.

Un conseil : allez-y étape par étape, une expérience à la fois, et prenez le temps de savourer tout en vous assurant que vous êtes tous.tes les deux au même stade d'excitation. Côté accessoires, c'est pareil. La maîtresse dominatrice Madame Caramel et Sarah Berry, sexothérapeute, expliquent notamment au site Healthista qu'en tant que débutant·e, "vous n'avez pas vraiment besoin d'acheter beaucoup de choses, vous pouvez commencer par vous attacher ou vous bander les yeux avec une écharpe en satin ou utiliser votre culotte pour bâillonner votre partenaire - les options sont infinies". Alors à vous de jouer.