"Je pense qu'il a peur des femmes" : Sandrine Rousseau dézingue Eric Zemmour

"Je pense qu'il a peur des femmes" : Sandrine Rousseau dézingue Eric Zemmour
"Je pense qu'il a peur des femmes" : Sandrine Rousseau dézingue Eric Zemmour
Invitée sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, l'ancienne candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau a mis en lumière la misogynie crasse du polémiste d'extrême droite Eric Zemmour.
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"Un homme qui a peur des femmes, c'est un homme qui a peur de lui-même". On ne saurait faire plus limpide que cette punchline de Sandrine Rousseau, décochée sur le plateau de Bourdin Direct ce lundi 18 octobre. Devant les caméras de BFM TV, l'écoféministe est revenue sur le profil inquiétant d'Eric Zemmour, qui monte dans les sondages à quelques mois de l'élection présidentielle.

L'occasion de s'attarder sur la misogynie décomplexée du polémiste d'extrême droite. On écoute Sandrine Rousseau, interrogée par Jean-Jacques Bourdin : "Un homme qui a peur des femmes, c'est un homme qui a peur de lui-même et qui n'est pas sûr de lui-même, qui a peur de perdre quelque chose. Un homme qui respecte les femmes n'a pas peur des femmes. Un homme qui laisse toute sa place aux femmes, n'a pas de propos misogynes, n'a pas peur pour lui, tout simplement".

Un déboulonnage du masculinisme qui ne devrait guère faire sourire le principal concerné.

Une misogynie de longue date

"On a des mesures fortes à prendre, on doit changer notre société, retrouver la fierté d'être ensemble, le bonheur d'être ensemble, dans une société unie", a poursuivi Sandrine Rousseau. Pour l'économiste, il convient à l'aube des futures élections de passer outre les discours et "thèses" d'Eric Zemmour, des idées "qui renvoient au 19e siècle". Et que les médias du 21e ne cessent pourtant de diffuser et banaliser.

Car bien des plateaux ont déjà démontré la misogynie du polémiste. En septembre dernier encore, Léa Salamé confrontait Eric Zemmour à ses "théories", type "Les femmes n'incarnent pas le pouvoir", "Le pouvoir doit rester dans les mains des hommes sinon il s'évapore" et autres larmoiements sur "la virilité humiliée". On connaît la chanson : cela fait quinze ans qu'Eric Zemmour l'assène comme une rengaine. Dans son ouvrage Le premier sexe (2006), l'auteur déplorait déjà le triomphe "de la douceur sur la force, du dialogue sur l'autorité, de la paix sur la guerre, de la tolérance sur la violence". et affirmait que "la virilité va de pair avec la violence".

En 2013, face à Léa Salamé, il décochait sans détour dans l'émission Ca se dispute : "Le sexisme, c'est le délire féministe depuis quarante ans". Une pensée qu'il déploiera volontiers en 2015 face à la députée insoumise et féministe Clémentine Autain. Face à tant d'acharnement, c'est à se demander, comme le suggère Sandrine Rousseau, de quoi Eric Zemmour a vraiment peur au juste.