Scandale : il filme les clientes d'une cure thermale et publie les vidéos sur un site porno

Le voyeuriste sévissait en thalassothérapie.
Le voyeuriste sévissait en thalassothérapie.
Ce qui s'est passé dans cet établissement de thalassothérapie d'Yverdon-les-Bains, en Suisse, fait plutôt froid dans le dos. Voyez plutôt...
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Plusieurs mois durant, le même geste, encore et toujours : il filmait à leur insu les clientes d'un centre thermal. Ensuite, il mettait en ligne ces séquences sur des plateformes de vidéos pornographiques. C'est ainsi qu'a sévi un voyeur d'Yverdon-les-Bains, en Suisse. Comme l'indique le journal Ouest France, ce sont plus de cinq cent vidéos qui ont ainsi été repérées par les enquêteurs en charge de cette affaire.

Parmi elles, des images volées captées sous l'eau, et d'autres dans les vestiaires, précise le média d'actualités. Une perversité mise en lumière par le biais d'un flagrant délit et d'une alerte antérieure. Quelques mois avant l'arrestation du coupable, l'établissement de thalassothérapie avait effectivement été prévenu de la présence sur le web desdites vidéos, renforçant en conséquence ses dispositifs de surveillance.

"Certaines vidéos courent toujours"

Plus de cinq-cent vidéos mises en ligne.
Plus de cinq-cent vidéos mises en ligne.

"Le profil du voyeur a été supprimé depuis longtemps, même si certaines vidéos courent toujours", déplore de son côté Alexandre Prior, le chargé de communication du groupe hôtelier suisse Boas. A le lire, il serait très compliqué de faire supprimer ces images, "surtout lorsqu'elles sont hébergées sur des sites étrangers". Qui plus est, ce genre de perversité a tendance à toucher tous les lieux publics. Une violation de l'intimité qui, traitée en justice, peut tendre vers trois ans d'emprisonnement. Interrogé par l'Est Républicain, le directeur du complexe aquatique Aqua2Lacs suggère quant à lui qu'un système de vidéosurveillance adéquat ainsi qu'une bonne sensibilisation du personnel contribuent à lutter contre ce genre de pratiques intrusives.

De tels faits divers renvoient aux affaires de voyeurisme qui ont secoué 2019. Ainsi peut-on évoquer la tout aussi toxique pratique du "molka" qui sévit et se réitère régulièrement en Corée du Sud : la disposition de mini-caméras (cachées) au sein des toilettes publiques des femmes. Les images qui en résultent sont diffusées sur certains sites web. Loin du fait épisodique, c'est une véritable "épidémie" de "molka" que subissent aujourd'hui les citoyennes coréennes. L'année dernière, des dizaines de milliers de femmes sont même descendues dans les rues de Séoul afin de protester contre cette perversion généralisée, nous rappelle France 24. Il y a cinq mois de cela, deux de ces "voyeurs" ont été arrêtés : ils auraient mis en ligne pas moins de 803 vidéos de ce genre, précise Le Monde. Un scandale encore en cours...