Entre feuilleton abondamment alimenté par les journaux et les internautes depuis des lustres, et grande affaire post-#MeToo (il y est quand même question d'accusations de harcèlement sexuel), la confrontation Blake Lively vs Justin Baldoni se poursuit de plus belle, un rebondissement après l'autre. Avec ses accablantes révélations qui ont trait au consentement de la célèbre actrice au cours du tournage du très controversé It Ends With Us, où Baldoni fait office de metteur en scène et de partenaire à l'écran de l'illustre comédienne.
Blake Lively a notamment affirmé ces derniers mois que Justin Baldoni avait improvisé une scène de baiser sans coordinateur d'intimité, mettant à mal son consentement, qu'il avait tenté à plusieurs reprises d'insérer des scènes de sexe et de nudité "gratuites" dans le scénario du film dont il est ici question, Jamais plus, et qu'il était entré lors du tournage d'une séquence dans une pièce "alors qu'elle était seins nus", entre autres allégations.
Et aujourd'hui Lively est épaulée par une autre actrice du film, Jenny Slate, qui explique à l'unisson que le metteur en scène aurait passé son temps à hyper sexualiser ses actrices, leur imposant sous-entendus lubriques et séquences pour le moins gratuites mettant en scène leur sensualité ou leur nudité.
Dans son témoignage que partage aujourd'hui Variety, Lively a déclaré être préoccupée dès les prémices de la production du film par l'ajout, par Baldoni, "de plusieurs scènes sexuelles « gratuites » au film". Ajouts qui seraient tout autres que les scènes d'amour qui figurent dans le roman originel, best seller de la catégorie "romance".
Lively a également exprimé son malaise lors du tournage d'une scène d'accouchement, "durant laquelle elle est restée plusieurs heures en position gynécologique, presque nue". Une séquence au propos duquel elle dit ceci : je l'ai vécue comme une violation de mon intimité et une humiliation . J’ai dû demander qu’on me fournisse une couverture pour avoir de l’intimité entre les prises, ce qui n’était pas toujours le cas."
Et ce n'est pas tout. Loin de là même.
Blake Lively a encore d'autres éléments à charge à énoncer à l'encontre du metteur en scène et partenaire à l'écran, Justin Baldoni.
Qui se voit accusé d'objectifier et d'hyper sexualiser ses comédiennes. Au gré de divers moments que l'on peut retrouver dans le film et dont on ignore les coulisses. Impliquant nudité et lubricité.
"À un autre moment, Baldoni a complimenté sa tenue sur un ton qui sonnait comme un lubrique. « Ce n'est pas au moment où il a vu ma tenue », a précisé Lively. « Ce n'est que lorsque je me suis baissée et que mon manteau s'est ouvert qu'il m'a fait ce compliment… Je me suis sentie mal à l'aise, exposée, humiliée et honteuse. »", détaille encore dans une toute nouvelle enquête la revue Variety en s'appuyant sur ce qui devrait s'énoncer au cours de l'imminent procès.
Ce sur quoi insiste Blake Lively, c'est sur le regard déplacé du metteur en scène et comédien, avec qui elle partage quelques scènes très intimes dans le film, sur ses tenues, son corps, ses seins. C'est pour cela qu'il est question de harcèlement sexuel.
Autre voix qui pourrait beaucoup compter dans les mois à venir, celle de Jenny Slate, actrice qui dénonce de similaires attitudes de la part de Justin Baldoni. Extrait : "Slate, qui interprète la meilleure amie de Lively dans le film, a témoigné que Baldoni avait qualifié Lively de « canon » et de « sexy ». Slate a déclaré avoir signalé ces commentaires inappropriés, ce que Baldoni n'a pas apprécié".
"À une autre occasion, Baldoni a dit à Slate qu'elle était « sexy » dans sa tenue. « Je pensais qu'il y avait un accord tacite : “On ne recommence plus ça” », a témoigné Slate. « Ce n'est plus approprié. Ça ne l'a jamais été, mais c'est particulièrement inapproprié sur un lieu de travail. » Slate a également envoyé des SMS qualifiant Baldoni de « narcissique » et d'« imposteur » pour avoir cultivé une image de féministe. « Justin est vraiment un faux allié.. C'est un vrai clown et un narcissique au possible. »"