Julie Zenatti a beaucoup à dire sur sa première apparition au sein du plateau de Thierry Ardisson, en décembre 2000, il y a plus de 25 ans de cela. Elle n'avait que 19 ans lors de cette interview où l'homme en noir l'a notamment soumise à l'entretien "First Time" et faisait partie de ces "petites chanteuses", cibles favorites du duo Ardisson/Baffie à l'époque.
Ce sont ces "petites chanteuses" que Laurent Baffie lui-même évoquait sur le plateau de l'émission Quelle époque, afin d'expliquer que lors du prime de Tout le monde en parle, de nombreuses artistes féminines, souvent très jeunes c'est vrai, étaient maintes fois vannées par l'impitoyable duo télévisuel. Julie Zenatti a donc souhaité réagir en expliquant sa propre expérience de ce moment loin d'être évident, à retrouver aujourd'hui sur Arditube, la chaîne INA de Thierry Ardisson, décédé l'an dernier.
"Parce que moi j’ai été une ‘petite chanteuse’. J’ai été chez Ardisson quand j’avais 19 ans, et je me souviens que c’était toujours une situation compliquée, de se retrouver sur un plateau qui était aussi ‘testostéroné’", détaille-t-elle dans un tout récent entretien où elle confesse volontiers sa gêne durant ce grand instant de PAF où les questions n'étaient pas toujours pleines de tactc et d''élégance.
Et ce n'est pas tout. La chanteuse continue sa confidence.
Julie Zenatti développe son point de vue sur cet "instant Ardisson" qui nous plonge plus de deux décennies en arrière.
Elle témoigne : "Je me souviens d’un Baffie extrêmement bienveillant et protecteur à mon égard. Je n’ai pas fait partie de ce lot de ‘petites chanteuses’ de Thierry Ardisson - avec qui cela s’est plutôt bien passé aussi."
Il faut dire que quand l'on revoit cette interview "Première fois", les questions, souvent les mêmes dans le cadre de cet entretien-concept bien connu des spectateurs du mythique talk show, se passent de commentaires : "Ton premier baiser", "Ton premier amour", des évocations de ses "émois" encore ado (oui oui), premier "pétard", et la mention de sa relation avec Hélène Ségara, entre deux blagues potaches qui comme toujours, ont trait à la sexualité des jeunes femmes - l'une des marottes tout de même de ces entretiens d'artistes féminines.
Cela étant, Julie Zenatti envisage cette expérience avec philosophie : "Il faut savoir que j’ai aussi beaucoup de second degré, ce qui peut être moins simple pour d’autres. Et c’est vrai que je n’ai jamais été une chanteuse sexualisée, je pense que ça a beaucoup joué aussi". De quoi modérer les propos de Laurent Baffie qui avait avoué que l'époque de Tout le monde en parle était beaucoup plus propice à "la misogynie et au sexisme" et que bien souvent, les mêmes se retrouvaient au cœur de saillies machos - le profil façon Julie Zenatti, de jeunes artistes qui débutent.
Un système qui a bien existé, et dont certaines ont pu davantage souffrir. Comme Lara Fabian, qui revient régulièrement sur les questions déplacées qu'a pu poser Thierry Ardisson sur son poids et sa sexualité.