C'est ce qui s'appelle une sortie de queen. Theodora, également surnommé "Boss Lady", rappeuse qui compte parmi les meilleures du moment, autrice d'un premier album passionnant et du mégatube "Kongolese sous BBL", n'est jamais la dernière pour dénoncer les violences patriarcales, sexistes, et conjugales.
Flash back. En juin 2025, elle rappelait que ces dernières avaient encore plus lieu dans le contexte à priori festif des finales sportives. Préoccupée par délivrer un message clair et féministe à sa jeune audience, en pleine Ligue des Champions, elle avait ainsi publié une story rappelant, "au cas où", les tristes faits : la hausse des violences conjugales à chaque soir de compétition sportive.
Une dénonciation avérée et étayée par cette enquête de Libé, qui détaillait que les services de police avaient relevé notamment relevé que, "le jour de la finale du Mondial, le dimanche 15 juillet 2018, en comparaison avec les faits survenus un an auparavant (c’est-à-dire le dimanche 16 juillet 2017), les plaintes enregistrées pour des agressions sexuelles ont explosé, de l’ordre de 150 %."
Depuis les débuts de sa notoriété, l'icône générationnelle de la Gen Z s'engage et donne de la voix pour faire entendre les valeurs féministes qui lui sont chères. Grande lauréate des révélations féminines aux Victoires de la musique 2026, elle s'est servi de son micro pour dédicacer son prix à "toutes les filles noires un peu bizarres".
Dans sa musique et dans son art empreint de plusieurs genre, celle qui avait été victime de misogynoir, comme Aya Nakamura et Yseult avant elle, transmet aussi des messages d'empowerment, et ce, même si, cne manque jamais de le rappeler, "quand on est une fille noire et qu’on fait de la musique en France, il faut se battre cinq fois plus". "Quand vous êtes une femme noire et que vous faites de la musique en France, vous devez vous battre cinq fois plus. Parce que personne n'aime les femmes noires. Si je n'avais pas réussi à me faire une place, vous ne me verriez pas parce que nous sommes dans un pays raciste", dénonçait-elle au magazine américain The Fader.
Très honnête, elle assume aussi ses paradoxes, comme lorsqu'elle avait confié à Léna Situations être "très à l'aise avec le fait de ne pas être à l'aise avec son corps". Une manière (féministe) d'assumer sa (nos) vulnérabilité(s) et d'évoquer, en creux, les injonctions fortes qui pèsent sur les femmes, leurs corps, et leurs vies, dans la société contemporaine. La queen qu'elle pense être.