"Princess Charming" : c'est quoi ce premier dating show lesbien ?

"Princess Charming" : le premier dating show lesbien a été lancé en Allemagne
"Princess Charming" : le premier dating show lesbien a été lancé en Allemagne
Après "Prince Charming" qui mettait en scène des prétendants face à un homme à la recherche de l'amour, RTL Deutschland sort "Princess Charming", l'équivalent lesbien. Un programme inédit aux accents résolument politiques, renouvelé pour une deuxième saison.
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C'est le 25 mai dernier que l'on rencontrait Irina Schlauch, la "princesse charmante" de la première édition de Princess Charming, le premier dating show lesbien au monde. Sur la chaîne RTL Deutschland, on pouvait suivre ses péripéties sentimentales face à ses 20 prétendant·e·s. Depuis quelques jours maintenant, le show est disponible sur la plateforme de streaming TV Now.

Dix-neuf femmes et une personne non-binaire devaient ainsi tenter de séduire l'avocate à grand coup de rendez-vous savamment orchestrés par la production... tout en étant filmé·e·s 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7. "J'estime avoir beaucoup de chance d'être la première femme à porter ce nom, j'ai beaucoup de respect pour ce rôle", lance la "princesse".

Si avant d'en visionner les premières séquences, on pourrait croire qu'il n'y a pas grande différence avec la trame classique de télé-réalité à l'eau de rose façon Bachelor (là aussi, à la fin de chaque épisode, Irina a pu décider de qui reste et qui repart), le média Komitid relève une claire "volonté de casser les codes".

"Je suis lesbienne et j'en suis fière"

D'abord, la présentation des candidat·e·s. Dans la villa nichée en Grèce, tou·te·s débarquent avec un drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBTQ+, scandant "Pussy Power" et "Let's Go Lesbians", rapporte le site, qui relate des citations percutantes. "On veut montrer que c'est cool d'être gay", lâche l'une. "Je suis lesbienne, j'en suis fière et je n'ai pas peur de le dire", clame une autre.

Une candidate du nom de Wiki affirme même : "Je voulais attirer l'attention du public sur des sujets dont on ne parle presque jamais". De quoi insuffler un vent résolument politique à un programme qui, en apparence, n'a rien de sociétal. Et les internautes n'y sont pas pour rien.

Comme l'explique le magazine Néon, la chaîne avait d'abord envisagé une "version bisexuelle avec des candidat·e·s féminins et masculins chargés de charmer une jeune femme". Mais face à la mobilisation des adeptes de la télé-réalité en ligne, "friands d'une version adressée spécifiquement aux femmes lesbiennes", écrit le média, la production a remanié le déroulement de l'émission.

La preuve que visibilité et activisme digital sont d'une part nécessaire, de l'autre efficace. Vivement la saison 2, prévue en 2022.