Ce petit signe de la main a sauvé la vie d'une ado de 16 ans

Ce signe de la main tout simple a sauvé la vie d'une ado de 16 ans
Ce signe de la main tout simple a sauvé la vie d'une ado de 16 ans
Le geste a été largement diffusé sur les réseaux sociaux, et heureusement. Grâce à lui, une jeune fille de 16 ans qui avait été kidnappée a pu alerter un conducteur sur sa situation, et être sauvée dans la foulée.
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Il s'agit du #SignalForHelp élaboré par le Réseau de financement des femmes et la Fondation canadienne des femmes dans les premiers jours de la pandémie de Covid-19, afin de faire face à une augmentation des violences domestiques à l'encontre des femmes, des filles, des personnes trans et non-binaires pendant le confinement. Un signe de la main qui consiste à montrer sa paume, rentrer son pouce, puis rabattre ses doigts - et qui rappelle une autre initiative du genre : le point noir.

Largement diffusé sur TikTok (le hashtag cumule près de 24 millions de vues), il a été utilisé par une jeune fille de 16 ans pas plus tard que le 4 novembre dernier, alors que celle-ci avait été kidnappée par un homme de 61 ans. Ses parents avaient signalé sa disparition deux jours avant qu'elle ne réussisse à attirer l'attention d'un conducteur par ce biais, lequel a contacté la police immédiatement.

Le ravisseur l'a séquestrée dans son véhicule depuis la Caroline du Nord jusque dans l'Ohio, traversant ainsi le Kentucky et le Tennessee. Il a été arrêté par les autorités peu après l'appel à l'aide de l'adolescente.

Que faire si l'on voit ce signe ?

Dans une autre vidéo publiée par la Fondation canadienne des femmes, deux amies discutent sur FaceTime lorsque l'une d'elle effectue le geste, laissant son interlocutrice sous le choc. Une question semble se dessiner sur son visage, comme sur celui de n'importe qui dans une situation similaire : que faire et comment intervenir ? L'association donne quelques pistes.

D'abord, rappeler la personne et lui poser ces questions auxquelles elle pourra répondre par "oui" ou "non". Un moyen de lui permettre de parler sans se mettre en danger. Par exemple : "Veux-tu que j'appelle la police ?", "Veux-tu que j'appelle un refuge pour toi ?", "Veux-tu que je te contacte régulièrement ?".

Autre option : les messages, emails, textos... Envoyer quelques mots neutres pour l'encourager à rester en contact. "Comment vas-tu aujourd'hui ?", "appelle-moi quand tu peux", conseille encore la Fondation. L'important : faire comprendre à la victime qu'elle n'est pas seule. Essentiel, tant que le problème ne sera pas traité à la source : en adressant le comportement violent et toxique des hommes qui en sont auteurs.

- Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales, appelez le 3919. Ce numéro d'écoute national est destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. Cet appel est anonyme et gratuit.

- En cas de danger immédiat, appelez la police, la gendarmerie ou les pompiers en composant le 17 ou le 18.