Virée parce qu'elle ne portait pas de soutien-gorge, elle poursuit ses anciens patrons

Virée parce qu'elle ne portait pas de soutien-gorge, elle poursuit ses anciens patrons
Virée parce qu'elle ne portait pas de soutien-gorge, elle poursuit ses anciens patrons
Une Canadienne a été renvoyée par son employeur parce qu'elle refusait de porter un soutien-gorge sur son lieu de travail. La jeune femme a porté plainte.
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Il existe des motifs de licenciement absurdes, comme celui de ne pas porter un soutien-gorge. Christine Schell en a récemment fait les frais. Originaire d'Alberta, province de l'Ouest du Canada, l'employée avait arrêté de porter un soutien-gorge pour des raisons de confort.

Son employeur l'a remarqué et a prié sa salariée d'en porter à nouveau, ce qu'elle a refusé. Christina Schell a été congédiée pour "insubordination". Elle a déposé une plainte au Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique.

"J'ai des mamelons, tout comme les hommes"

La jeune femme de 25 ans travaillait au restaurant du club de golf d' Osoyoos depuis le mois de mai. À peine quelques semaine plus tard après son arrivée, elle reçoit un règlement intérieur, rappelant que les femmes doivent respecter le code vestimentaire, c'est-à-dire porter un soutien-gorge et un débardeur sous leur uniforme.

À la suite de son licenciement, elle s'est adressée à Doug Robb, directeur général de Osoyoos, explique-t-elle au média canadien CBC. Ce dernier lui a précisé que la règle du port du soutien-gorge était appliquée afin de la protéger des membres du club. "Je sais ce qui se passe dans les clubs de golf lorsqu'il y a de l'alcool", lui aurait répondu Doug Robb.

Mais pour la jeune femme, il ne s'agit ni plus ni moins de discrimination. "Cette règle est basée sur le genre et c'est pourquoi c'est une question de droits humains. J'ai des mamelons, tout comme les hommes", souligne-t-elle. Christina Schell attend encore qu'une date d'audience soit fixée.

Les Canadiennes revendiquent leur droit de s'"habiller librement"

En juin dernier, un mouvement de contestation solidaire a eu lieu au Canada sous l'impulsion d'adolescentes du pensionnat Saint-Nom-de-Marie, à Montréal. La direction de l'établissement scolaire avait réprimandé une élève de 16 ans parce qu'elle ne portait pas de sous-vêtements sous son chandail. Priée de se recouvrir, l'adolescente a préféré quitter les lieux et rentrer chez elle.

Cet événement a déclenché une immense vague de soutien de la part des autres écolières du pensionnat ainsi que dans une centaine d'autres écoles au Québec. Une pétition intitulée "Le port des soutien-gorge optionnel au PSNM. Un pas de plus vers la liberté !", réclamant le port optionnel du soutien-gorge dans les écoles a été signée par près de 1150 élèves.

Au Canada, de plus en plus de mouvements (principalement portés par des filles) pour revendiquer le droit de s'habiller librement voient le jour. C'est notamment le cas des Carrés jaunes mouvement né à Québec en avril dernier à l'école secondaire Joseph-François-Perrault et qui a notamment permis d'obtenir le droit pour les filles de porter des shorts à mi-cuisse.