J'ai des gros seins et c'est un enfer au quotidien

Le complexe de la forte poitrine
Le complexe de la forte poitrine
Quand on a une forte poitrine, il y a souvent deux écoles : soit on l'assume pleinement, soit c'est un complexe au quotidien. Au final, il faut surtout apprendre à vivre avec et accepter tous les aléas qui vont avec.
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Selon une étude publiée en 2016 par Zava, un site spécialisé dans les consultations médicales en ligne, la taille moyenne de la poitrine des Françaises serait un bonnet C. Une lettre intermédiaire, ni trop grosse, ni trop petite.

Mais malheureusement, chez de nombreuses femmes, la poitrine reste encore l'objet de complexes. Selon une étude réalisée en 2010 par Harris Interactive pour le magazine Top Santé, en France, 87 % des femmes souhaitaient modifier une partie de leurs corps. Pour 37 % d'entre elles, ce changement concernerait les seins.

Le complexe de la grosse poitrine

Soumises aux diktats de l'apparence, il est souvent difficile d'aimer intégralement son corps. C'est pourquoi nous développons des complexes. Pour la poitrine, certaines la voudraient plus grosse, plus ferme, plus haute, alors que d'autres l'aimeraient plus petite ou moins volumineuse. Car oui, il est possible de détester ses gros seins. On ne dirait pas, comme ça, mais avoir une grosse poitrine, ce n'est pas forcément un cadeau, en tout cas, pas pour tout le monde. Au contraire, cela peut être bien plus contraignant qu'on ne le pense.

Ma grosse poitrine est franchement difficile à assumer, tout simplement parce que j'ai toujours eu l'impression que les gens ne voyaient "que ça". Et qu'au final, il est d'autant plus difficile de s'accepter telle que l'on est, si les autres se permettent de nous juger en fonction de notre tenue, c'est-à-dire que l'on porte un décolleté ou un col roulé.

De la difficulté de s'habiller avec une grosse poitrine

Pourtant, ce n'est pas parce que j'ai une grosse poitrine que je n'ai pas le droit de m'habiller comme j'en ai envie. Non, le plus gros problème avec une grosse poitrine, c'est de trouver des vêtements adaptés.

Il faut malheureusement oublier les dos nus, les bustiers et les tops échancrés. Bien évidemment, on peut tout se permettre, si on en a envie, mais au quotidien, il faut surtout privilégier le confort à l'esthétisme, car il est important de prendre soin de ses gros seins.

Et pour cela, il faut choisir de la lingerie adaptée. Avec une grosse poitrine, il en devient difficile et douloureux de courir ou de descendre des escaliers. Avec un mauvais soutien-gorge, c'est encore pire. Il faut impérativement éviter de choisir un modèle trop petit ou qui ne soutient pas correctement, pour s'exempter des maux de dos, voire un affaissement de votre poitrine (oui, c'est la dure loi de la gravité).

Avec un gros bonnet et un petit tour de taille, il faut parfois faire preuve d'ingéniosité pour trouver le bon modèle de soutien-gorge, ou de haut de maillot de bain : entre celui qui vous va, celui qui vous maintient et celui qui vous sublime, c'est un véritable casse-tête. Si en plus, vous voulez qu'il soit un tant soit peu mignon et stylé, alors là, c'est limite mission impossible.

Certaines marques de lingerie sont spécialisées dans les soutiens-gorge pour les gros seins. Cependant, elles sont encore bien trop rares. Les grandes enseignes de sous-vêtements proposent généralement des modèles qui s'arrêtent au bonnet D, voire E. Qu'en est-il des autres ?

Une réduction mammaire ?

Alors, pourquoi ne pas passer par la chirurgie esthétique pour se les faire réduire ? Ces dernières années, je me suis souvent posé la question. Au point d'en parler avec une spécialiste, qui m'a tout simplement demandée : "Est-ce que vous voyez avec des tout petits seins ?".

Après notre rendez-vous, j'ai tourné et retourné cette question mille fois dans ma tête. Je pensais que la réponse était évidente, depuis le temps que je me plaignais de ma grosse poitrine. Au final, je me suis surtout rendu compte que je fantasmais plutôt sur la vie que je pourrais (peut-être) avoir avec une petite poitrine. Je m'imagine que je pourrais enfin sortir de chez moi sans soutien-gorge, à la Jane Birkin, que je pourrais enfin porter tout ce qui me chante et que je n'aurais plus jamais mal au dos. Alors oui, tout ça me donne bien envie.

Mais finalement, mon corps, j'ai beau essayer de l'imaginer sans mon bonnet E, je n'arrive pas à le concevoir autrement. Il est tel qu'il est, et pour l'instant, je suis incapable de prendre la décision de le changer. Mais qui sait ? Peut-être qu'un jour, je changerais d'avis. En attendant, j'accepte mes gros seins, je les tolère. Et ce n'est déjà pas si mal.

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