C’est l’une des plus grandes artistes vivantes : Nan Goldin a révolutionné mon regard, voici pourquoi
C’est l’une des plus grandes artistes vivantes : Nan Goldin a révolutionné mon regard, voici pourquoi
Connais-tu la grande Nan Goldin ? Moi, je ne pourrais pas l’oublier. Photographe légendaire, vidéaste, militante, poétesse. Ses portraits ? Les étoiles underground du New York des années 80, ses clubs, sa communauté queer, ses junkies, ses travailleuses du sexe.
Ses photos sublimes, crépusculaires, tendres et violentes, abondent au Grand Palais. Grâce à cette expo, on pénètre littéralement dans la tête de Nan Goldin. Ses photos sont présentées sous la forme de mini-films, de diaporamas, et également mis en musique.
Des photos et des vidéos brutales, féministes, mélancoliques, poignantes. Elle-même ex droguée, elle a flashé chaque jour les marginaux, ceux qu’on a pris pour habitude de mépriser.
Et puis, l’expo ne s’arrête pas là. Elle se poursuit à la chapelle St-Louis de La Pitié Salpêtrière. Oui oui, une chapelle, dans un grand centre hospitalier. Là-bas, tu peux découvrir une installation : “Sisters, Saints and Sibyllins”. Et elle m’a pris aux tripes. Le public doit monter un étage : il se retrouve surélevé, sur un balcon. Un film y est projeté, sur trois grands écrans, chacun diffusant des images différentes.
À travers cette expo, la photographe délivre une élégie puissamment féministe dédiée aux sorcières, aux femmes libres, aux grandes sacrifiées et persécutées de la société patriarcale.