"Emoji pêche" : cette rappeuse jugée "trop sexy" par les machos célèbre ses "fesses de bad girl" sur ces images qui choquent les réacs
© Capture d'écran France Inter
Maureen célèbre ses "fesses" de "bad girl" façon "emoji pastèque" sur ces images survoltées. Mais la chanteuse énerve les réacs et les partisans du "c'était mieux avant", un peu beaucoup boomers.
© YouTube France Inter Capture
Mais la chanteuse, grande érudite et performeuse du "shatta", tradition musicale qui semble échapper à beaucoup d'auditeurs, n'a pas convaincu tout le monde lors de cette partition très physique : elle énerve les réacs et les partisans du "c'était mieux avant", un peu beaucoup boomers, qui fustigent à la fois sa tenue jugée "trop sexy" ou "trop sexuelle", et ses paroles, qui avec leurs évocations de l'intimité féminine ont engendré quantité de commentaires très... Masculins.
© France Inter
"Elle bouscule les charts avec ses chansons solaires et énerve les racistes sur les réseaux sociaux à chacune de ses interviews" écrivait-on il y a peu sur Terrafemina, en réaction à une autre performance, sur France Inter cette fois-ci, où l'interprète arborait une tenue jugée "indécente" par les machos - un décolleté, oui oui. Rebelotte aujourd'hui sur ces images qui ont suscité quantité de commentaires insultants. L'artiste, elle, assume autant ses mots que son indépendance.
© France Inter
La chanteuse antillaise bouscule les charts avec ses chansons solaires et énerve les racistes sur les réseaux sociaux à chacune de ses interviews. Pourtant elle se contente d'expliquer sa musique, les origines de ce qu'elle produit, son héritage culturel et matrimonial, ses influences. Mais voilà, comme tant d'autres chanteuses en France, elle est victime de racisme. Et de sexisme. De cette rencontre entre ces deux formes de violence, intersectionnelle, qui s'intitule : la misogynoir.
On l'imagine, il n'en fallait pas plus pour faire sortir de leur grotte les réacs de tout poil. Qui y vont de leurs simagrées : "C'est de la merde", "Nul", "C'est quoi ces conneries encore", "Cette génération est foutue", Vulgaire, "Indécent", On est tombés bien bas", et autres billevesées rétrogrades. on est habitués hélas.