Les femmes politiques toujours plus victimes de harcèlement en ligne ? Une étude interroge ce fléau alarmant
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Les femmes politiques toujours plus victimes de harcèlement en ligne ? Une étude interroge ce fléau alarmant
Les femmes politiques sont-elles toujours plus victimes de cyberharcèlement ? Une toute nouvelle étude relève le supposé “manque de respect” que voue les internautes aux personnes politiques, et suggère l’étendue du sexisme en ligne.
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Les femmes politiques sont-elles toujours plus victimes de cyberharcèlement ? Une toute nouvelle étude relève le supposé “manque de respect” que voue les internautes aux personnes politiques, et suggère l’étendue du sexisme en ligne.
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En somme, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres : comme celle des insultes en lignes. Ce rapport nous apprend précisément que 35 % des internautes ne traitent pas les hommes et femmes politiques avec beaucoup de bienséances. Et qu’à les lire/entendre, ils ne méritent pas davantage d’estime : “ils ne méritent pas beaucoup de respect”, lit-on dans ce Baromètre de la confiance politique.
C’est d’autant plus limpide quand on a en tête la misogynie qui caractérise le traitement sur les réseaux sociaux de personnalités très clivantes telles que Sandrine Rousseau et Marlène Schiappa. Mais on pourrait encore évoquer Alice Coffin et Najat Vallaud-Belkacem. Au sexisme décomplexé s’emmêle régulièrement une hyper-sexualisation, concernant certains grands noms de la politique.
Une nouvelle enquête chiffrée en dit long sur la situation des violences en ligne. C’est Slate/fr qui la partage avec cet énoncé en évidence : les Français ont peu d’estime pour les personnalités politiques et considèrent par ailleurs “qu’ils ne méritent pas beaucoup de respect”. Une formulation très vague.
Généralement, cette conception de la politique comme d’une entité qui ne suscite pas la confiance est, pour certains internautes, les plus véhéments, une excuse pour faire la part belle à l’insulte, surtout quand elle est délibérément sexiste. Le sexisme systémique, qui prévaut en politique, se décline volontiers de la part des citoyens à l’égard de leurs représentantes. Le patriarcat forme finalement une boucle. Et ce sont souvent les mêmes qui en font les frais : les femmes.
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