Zapper ses pauses-déjeuner équivaut à 16 jours de travail en plus

Zapper ses pauses-déjeuner équivaut à 16 jours de travail en plus
Zapper ses pauses-déjeuner équivaut à 16 jours de travail en plus
Une étude britannique montre que les salariés zélés qui travaillent pendant leur pause-déjeuner offrent 16 jours de travail supplémentaires et gratuits à leur patron. Un phénomène de plus en plus répandu dans le monde, dommageable pour la concentration et la santé.
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Au rayon travailler plus pour ne rien gagner, je demande la pause-déjeuner ! Une étude britannique menée auprès d’un millier de travailleurs le montre : de plus en plus de salariés n’osent pas s’arrêter le midi et profiter de ce créneau, non comptabilisé dans les heures de travail donc non rémunéré, pour faire une pause dans leur journée. Résultat : 1 heure de plus travaillée par jour en moyenne, soit 128 heures dans une année et donc 16 jours de travail offerts à son employeur.

De plus, cette nouvelle mode peut nuire à la concentration et même à la santé, rappelle un médecin responsable de l’étude : « il est important de prendre des pauses régulières, de se lever, de bouger et de marcher pendant sa journée de travail. Se reposer ou prendre une pause au milieu de la journée aide à s'aérer l'esprit et prépare à une après-midi productive ».

Si les Français ont résisté pendant un long moment à cette tendance, ils semblent avoir emboîté le pas à leurs homologues américains et asiatiques : en 20 ans, le temps moyen de la pause-déjeuner en France a chuté de 1h38 à 22 minutes, d’après une étude du groupe Malakoff Médéric parue à l’automne 2011.

Laure Gamaury

(Source : lexpress.fr)
Crédit photo : Digital Vision

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