Le racisme ferait vieillir précocement, selon Elizabeth Blackburn

Le racisme ferait vieillir précocement, selon Elizabeth Blackburn
Le racisme ferait vieillir précocement, selon Elizabeth Blackburn
Le racisme est un poison social qui pourrait bien aussi avoir des répercussions sur notre santé. Une très sérieuse étude menée par la Prix Nobel de médecine 2009, Elisabeth Blackburn, a étudié le lien entre le stress psychosocial engendré par le racisme et notre santé. Résultat : plus les personnes subissent des attaques racistes, plus leurs télomères (des protections qui recouvrent les chromosomes) se raccourciraient rapidement.
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Des « toxines sociales », c’est ainsi qu’Elizabeth Blackburn et son équipe nomment les effets des discriminations sur notre santé. La Prix Nobel de médecine 2009 s’est, en effet, penchée sur les répercussions du racisme sur la santé, dans une étude publiée en janvier dans l'American Journal of Preventive Medicine. Pourquoi une telle hypothèse ? Les chercheurs sont partis d’un constat simple : aux Etats-Unis, les hommes noirs sont les plus durement frappés par les maladies graves et voient donc leur espérance de vie nettement diminuée à 69,7 ans contre 75,7 années pour les hommes blancs. Et si un certain nombre de données peuvent expliquer ces chiffres (niveau de vie, alimentation, accès aux soins, inégalités sociales…), les scientifiques ont voulu savoir s’il existait un facteur médical. En somme : est-ce que le stress psychosocial d’un acte raciste avait une répercussion directe sur la santé ?

L’impact de la discrimination raciale liée à la vision de notre propre couleur de peau ?

Pour le savoir, les scientifiques ont étudié les télomères, ces protections qui recouvrent nos chromosomes, dont Elizabeth Blackburn s’est faite la spécialiste. Ces dernières diminuent à chaque division cellulaires, jusqu’à entraîner dans certains cas des maladies cardiovasculaires, de l’arthrose ou la maladie d’Alzheimer et constituent pour les chercheurs un marqueur valable du vieillissement. Ces derniers ont analysé les télomères de 92 Afro-Américains âgés de 30 à 50 ans et sont intéressés aux discriminations qu’ils avaient pu subir au cours de leur vie. Résultat : plus les personnes connaîtraient d’attaques racistes, plus leurs télomères se raccourciraient rapidement.

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Un effet qui reste encore à vérifier sur une population plus important, rappellent les scientifiques, et qui serait uniquement présent chez ceux qui auraient une vision négative de leur propre couleur de peau : « Les hommes afro-américains qui ont une vision positive de leur groupe ethnique pourraient être protégés de l'impact négatif de la discrimination raciale. En revanche, ceux qui ont intériorisé un biais anti-Noirs pourraient être moins aptes à gérer les expériences racistes, ce qui pourrait engendrer du stress et des télomères plus courts. »

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