Sommeil : découverte d'un gène de la grasse matinée

Sommeil : découverte d'un gène de la grasse matinée
Sommeil : découverte d'un gène de la grasse matinée
Après s'être penchée sur les habitudes de sommeil des Européens, une équipe de chercheurs britanniques a identifié un gène responsable de la grasse matinée. Un Européen sur cinq serait donc doté de ce gène qui incite à dormir 30 minutes de plus chaque jour.
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Désormais, il n’y a plus besoin de se triturer les méninges pour trouver une excuse valable à votre retard matinal au travail. Car vous pourrez maintenant dire à votre patron que vous êtes malheureusement porteur du gène de la « grasse matinée » ! Aussi incongru que cela puisse paraître, après avoir étudié les habitudes de sommeil de plus de 10 000 Européens, des scientifiques britanniques viennent en effet de découvrir un gène, l’ABCC9, qui obligerait ses porteurs à dormir environ 30 minutes de plus chaque jour que ceux qui ne l’ont pas. Et ces derniers sont apparemment nombreux puisque ce gène serait présent chez un Européen sur cinq. Notamment chez ceux qui présentent un risque de maladie cardiaque ou de diabète. Selon le docteur Karla Allebrandt, « les relations entre la durée du sommeil et d’autres conditions de santé comme les maladies cardiaques et le diabète peuvent en partie être expliquées par un mécanisme moléculaire sous-jacent commun ».

Pour arriver à cette découverte, les chercheurs ont interrogé plus de 10 000 personnes dans toute l’Europe sur leur comportement de sommeil dans plusieurs situations (lors des jours de travail ou de repos, lors de la prise de somnifères etc. ). Ils ont également soumis les participants à des tests ADN.

Au-delà de justifier la propension de certaines personnes à rester flemmarder au lit plus que d’autres, ces recherches avaient surtout pour but d’aider à la compréhension comportementale du sommeil. On savait déjà par ailleurs que chez l’animal, certaines caractéristiques génétiques expliquaient le fait qu’ils soient du « matin » ou du « soir ». Le professeur Damien Léger, chef du service sommeil de l'hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris, indique à ce propos que « cela a été démontré chez la souris et le rat. Chez l'homme, on a retrouvé aussi un certain nombre de gènes PER qui expliquent pourquoi certaines personnes sont vraiment du soir tandis que d'autres, uniquement du matin, sont contraintes de se lever et de se coucher tôt. »

Alexandre Roux

(Source : lefigaro.fr)
Crédit photo : Creatas

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