Assurances : trouver l’équilibre entre cumul et défaut de garantie

Assurances : trouver l’équilibre entre cumul et défaut de garantie
Assurances : trouver l’équilibre entre cumul et défaut de garantie
Si les assurances sont sans conteste le meilleur moyen de se prémunir contre les aléas de la vie, choisir une couverture adaptée n’en est pas moins un casse-tête. Comment être sûr d’être protégé contre tous sinistre, sans cumul de garantie ni trou de couverture ? Éclairage de Patricia Barrère, directrice Marketing Stratégique et Communication chez Generali.
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Qu’elles concernent le logement, l’automobile ou la santé, les assurances sont le meilleur moyen de se prémunir contre les accidents de la vie. Mais il est souvent difficile d’y voir clair parmi la multitude d’offres proposées par les différentes compagnies et, très souvent, on estime plus simple de souscrire les assurances prétendument indispensables. Problème, comme l’explique Patricia Barrère, directrice Marketing Stratégique et Communication chez Generali, il n’existe pas d’assurances de ce type. « Dans la majorité des cas, les Français souscrivent une assurance automobile et une multirisque habitation, car ces couvertures sont obligatoires. » Un paradoxe car ces dernières protègent principalement les biens matériels. « Rien n’oblige une personne à se protéger, elle ou sa famille, contre la maladie, un décès ou un accident qui peuvent pourtant avoir des impacts très lourds sur le foyer », précise Patricia Barrère. En matière d’assurance, il n’y a donc pas de solution unique. « Une couverture varie en fonction de chaque individu et de chaque situation. S’assurer est une démarche multiforme qui doit passer par une phase de diagnostic. »

Évaluation de situation : la première étape d’une couverture adaptée

Avant de souscrire un contrat d’assurance, il est donc important d’évaluer précisément ses besoins, sa situation personnelle mais aussi les couvertures éventuellement déjà souscrites afin d’éviter de cumuler les garanties. Pour ce faire, rien de mieux qu’un conseiller en assurance, même si Internet s’avère une mine d’informations précieuses. « L’assureur est la personne la plus à même d’établir un diagnostic après avoir étudié la situation personnelle de son potentiel client. Célibataire ou marié ? Avec ou sans enfant ? Salarié ? Retraité ? Travailleur indépendant ? Revenus modestes ou confortables ? Jeune ou moins jeune ? Chaque situation sera prise en compte par le professionnel pour guider le futur assuré dans ses choix et lui proposer la solution adéquate. »

Autre détail d’importance : « Le niveau de priorité que se fixe chaque client. » Si pour certains, assurer les revenus de leur foyer en cas de décès est une priorité, d’autres n’y voient pas le même intérêt. Mais d’une manière générale, la précarité ambiante aidant, Patricia Barrère constate une tendance des ménages, même ceux à revenus modestes, à vouloir se prémunir contre des évènements qui pourraient compliquer davantage leur situation financière. « Chez les jeunes couples également, on retrouve cette volonté de protéger l’autre. Ainsi, par souci de priorisation budgétaire, beaucoup vont s’orienter vers une assurance décès faisant, dans le même temps, l’impasse sur les conséquences d’une incapacité ou d’invalidité, comme si, en dehors de la mort, rien ne pouvait leur arriver », note-t-elle.

Attention au trou de couverture

D’une manière générale, les Français pensent être « très bien » voire « sur-assurés ». A tort. « Les parents ayant souscrit une assurance scolaire pensent leur enfant systématiquement couvert en cas d’accident à l’école. Mais ils se trompent », fait savoir Patricia Barrère. Et d’ajouter : « Cette assurance ne couvre que les dommages causés par l’enfant à un tiers. Elle ne le protège pas s'il se blesse seul ou si aucun responsable n'est identifié. Il faut une garantie accident de la vie ou une assurance scolaire adaptée pour éviter ce trou de couverture ». En effet, dans le cas contraire, l'événement sortant du périmètre de la garantie, la compagnie d'assurance, conformément au contrat, ne verse aucune indemnité. « Le cas de figure se présente régulièrement dans les accidents de ski où les victimes pensent être surprotégées grâce à leur carte neige, leur carte bancaire qui prévoit une assistance rapatriement ou encore leur mutuelle, poursuit-elle. Si la personne est simplement blessée, si des frais de recherche ou de premiers secours sont nécessaires, c’est généralement le cas. En revanche, si l’accident entraîne des dommages physiques plus importants conduisant à une invalidité, à une perte de revenus ou d’emploi, la situation se complique et ce trou d'assurance peut alors avoir des répercussions importantes. »

Pour prévenir ce type de désagréments, il est donc recommandé de réaliser, environ une fois par an, une actualisation de son contrat d'assurance en mentionnant tout changement de situation, même les plus dérisoires. Four à micro-ondes remplacé par un four à pyrolyse, installation d'un panneau solaire ou d’une nouvelle salle de bain, achat d’un écran plat ou tableau de maître reçu en héritage : autant de nouveaux biens qui, dans le cadre d’une assurance habitation, par exemple, méritent de faire l’objet d’un descriptif détaillé afin que l'assureur les intègre au contrat d'assurance concerné.

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