Ces femmes postent les photos de leur décolleté pour défendre leur liberté vestimentaire

Les internautes postent les photos de leur décolleté pour défendre leur liberté vestimentaire
Les internautes postent les photos de leur décolleté pour défendre leur liberté vestimentaire
Lasses de se faire insulter ou harceler dans le métro à cause de leur tenue, des femmes ont créé #JeKiffeMonDécolleté, un hashtag qui prône la liberté vestimentaire.
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Tout a commencé le 18 juin avec Céline, une jeune femme qui a posté une photo de son décolleté sur Twitter avec la légende suivante : "Donc.. d'après un type croisé tout à l'heure.. ceci est un 'décolleté de sale pute'... Mec, mes seins et moi on t'emmerde bien fort tu sais". Un commentaire honteux de la part de son agresseur qui n'est malheureusement pas isolé.

Tous les jours dans les transports, le harcèlement sévit, les insultes et les commentaires désobligeants fusent, culpabilisant toujours plus les femmes de s'habiller et de se comporter comme elles le souhaitent. Les passagères n'en peuvent plus, à juste titre, et la réaction provoquée par la publication de Céline le prouve.

Quelques jours plus tard, Zohra Bitan, chroniqueuse des Grandes Gueules sur RMC, se saisit du message de l'internaute pour lancer un mouvement de contestation face à ce sexisme permanent. "N'oubliez pas les filles, demain samedi 22 juin 18h, en attendant la canicule et en guise de résistance à la police vestimentaire qui tente des percées ça et là, #JeKiffeMonDecollete en images ici !", écrit-elle sur le réseau social. "Préparez vos photos".

Elle ajoutera dans un tweet antérieur que "un décolleté ce n'est pas réclamer une liberté bon sang !!!! C'est juste un droit inconditionnel dont on peut user ou pas sans se faire insulter, ni inviter qui que ce soit à nous toucher ! Compris ?".

Rapidement, de nombreuses femmes se mobilisent sur Twitter en partageant elles aussi des clichés de leur poitrine : "#JeKiffeMonDecolleté mais encore plus ma liberté de jeune femme ! N'en déplaise à tous ces abrutis qui s'offusquent que les femmes s'habillent comme elles le veulent", écrit l'une d'elle. "Je continuerai de m'habiller comme je veux, sans que personne n'ait à me juger, ni pour me faire traiter de pute par des mecs qui n'ont pas de respect !!" signe une autre.

Une campagne populaire qui aurait pu se résumer à une prise de parole nécessaire et libératrice, mais qui a malheureusement parfois tourné au cyberharcèlement. Ses auteurs ? Des internautes masculins ET féminines, pour qui le respect des choix et du corps de la femme n'est clairement pas une notion familière.

De quoi nous convaincre s'il le fallait que la lutte féministe a de beaux jours devant elle...