racisme
"Bamboula", "tu dois être chaude au lit" : cette actrice dénonce le racisme qu'elle a subi dans l'industrie du cinéma
Publié le 13 avril 2025 à 13:00
La commission d’enquête sur les violences commises dans le milieu vient de rendre son rapport. Dans une publication Instagram, la comédienne Nadège Beausson-Diagne revient sur son intervention à l'Assemblée nationale.
"Bamboula", "tu dois être chaude au lit" : cette actrice dénonce le racisme qu'elle a subi dans l'industrie du cinéma
"Bamboula", "tu dois être chaude au lit" : cette actrice dénonce le racisme qu'elle a subi dans l'industrie du cinéma La commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les violences commises dans le secteur de la culture a publié son rapport ce mercredi. Durant les six mois d'enquête, de nombreuses personnalités ont témoigné pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles qu'elles ont subies, telles que Sara Forestier, Flore Benguigui, Anna Mouglalis, Judith Godrèche et Nadège Beausson-Diagne. Cette dernière vient de publier son audition sur son compte Instagram, dans laquelle elle dénonce notamment le racisme et la misogynoir de l'industrie. La comédienne qui a joué dans Bienvenue chez les Ch'tis ou encore Plus Belle la Vie est devenue une figure majeure dans la lutte contre les violences sexistes, sexuelles et racistes. Le 24 janvier, Nadège Beausson-Diagne était reçue par Sandrine Rousseau à l'Assemblée nationale pour se confier sur son parcours. Dans un texte puissant, publié sur Politis, elle dénonce les violences sexuelles et la misogynoir dont elle a été victime dans le milieu de la culture. 

"T’es épilée comment en bas ? ticket de métro ou pas ? Eh la bamboula tes personnages vont vraiment bien ensemble avec Ludo. (…)  Tu couches aussi avec des blancs ? Regarde dans quel état tu me mets, tu me fais bander dur, tu veux pas t’asseoir sur ma bite avant le tournage ? Ta mère aussi elle est bonne, c’est un truc de famille. Waouh ce cul, ne t’étonnes pas que les mecs aient envie d’y mettre les doigts. Ma tigresse tu dois être bien chaude au lit toi. On t’aurais bien donné le premier prix, mais tu es noire donc tu ne feras pas carrière", énumère-t-elle en premier lieu. L'actrice, qui a lancé le #Memepaspeur dans le cinéma africain, revient sur des années de violences subies en tant que femme noire dans une société raciste et patriarcal. "Nous victimes de violences sexuelles de racisme de sexisme dans notre industrie et notre société devrions être protégées, choyées et soulagées. Une partie de moi est morte avec la brutalité endurée dans la société et dans mon métier".

"Femme racisée, je parle, j’ai payé. Mon travail a petit à petit diminué. Pour finalement plus exister. Mais moi je ne suis pas privilégiée. On nous demande inlassablement de parler. Sans jamais être politiquement écoutés." En légende de sa publication l'actrice écrit : "Cette semaine j’attends avec impatience le rapport de cette commission et au delà de notre industrie ma parole est pour la société française métissée, pour les victimes de violences sexuelles, pour les personnes en situation de handicap jamais évoquées, pour les corps et les genres qui ne rentrent pas dans une société patriarcale dont la norme blanche est hétéronormative. Construisons ensemble et réparons le monde que nous voulons pour les générations futures. Ensemble. Toujours."

Après six mois d'enquête et d'auditions, la commission dresse un constat sans équivoque des violences systémiques de ce milieu et fait près de 90 propositions pour lutter contre ces violences.

La commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les violences commises dans le secteur de la culture a publié son rapport ce mercredi. Durant les six mois d'enquête, de nombreuses personnalités ont témoigné pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles qu'elles ont subies, telles que Sara Forestier, Flore Benguigui, Anna Mouglalis, Judith Godrèche et Nadège Beausson-Diagne. Cette dernière vient de publier son audition sur son compte Instagram, dans laquelle elle dénonce notamment le racisme et la misogynoir de l'industrie.

Nadège Beausson-Diagne victime de racisme et sexisme

La comédienne qui a joué dans Bienvenue chez les Ch'tis ou encore Plus Belle la Vie est devenue une figure majeure dans la lutte contre les violences sexistes, sexuelles et racistes. Le 24 janvier, Nadège Beausson-Diagne était reçue par Sandrine Rousseau à l'Assemblée nationale pour se confier sur son parcours. Dans un texte puissant, publié sur Politis, elle dénonce les violences sexuelles et la misogynoir dont elle a été victime dans le milieu de la culture. 

"T’es épilée comment en bas ? ticket de métro ou pas ? Eh la bamboula tes personnages vont vraiment bien ensemble avec Ludo. (…)  Tu couches aussi avec des blancs ? Regarde dans quel état tu me mets, tu me fais bander dur, tu veux pas t’asseoir sur ma bite avant le tournage ? Ta mère aussi elle est bonne, c’est un truc de famille. Waouh ce cul, ne t’étonnes pas que les mecs aient envie d’y mettre les doigts. Ma tigresse tu dois être bien chaude au lit toi. On t’aurais bien donné le premier prix, mais tu es noire donc tu ne feras pas carrière", énumère-t-elle en premier lieu. 

"Une partie de moi est morte avec la brutalité endurée dans la société et dans mon métier"

L'actrice, qui a lancé le #Memepaspeur dans le cinéma africain, revient sur des années de violences subies en tant que femme noire dans une société raciste et patriarcal. "Nous victimes de violences sexuelles de racisme de sexisme dans notre industrie et notre société devrions être protégées, choyées et soulagées. Une partie de moi est morte avec la brutalité endurée dans la société et dans mon métier".

"Femme racisée, je parle, j’ai payé. Mon travail a petit à petit diminué. Pour finalement plus exister. Mais moi je ne suis pas privilégiée. On nous demande inlassablement de parler. Sans jamais être politiquement écoutés."

En légende de sa publication l'actrice écrit : "Cette semaine j’attends avec impatience le rapport de cette commission et au delà de notre industrie ma parole est pour la société française métissée, pour les victimes de violences sexuelles, pour les personnes en situation de handicap jamais évoquées, pour les corps et les genres qui ne rentrent pas dans une société patriarcale dont la norme blanche est hétéronormative. Construisons ensemble et réparons le monde que nous voulons pour les générations futures. Ensemble. Toujours."

Après six mois d'enquête et d'auditions, la commission dresse un constat sans équivoque des violences systémiques de ce milieu et formule près de 90 recommandations pour lutter contre.

Par Marion Dos Santos Clara | Journaliste
Journaliste société, Marion s'intéresse à toutes les tendances qui façonnent notre époque.
Mots clés
racisme News essentielles violences sexuelles
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