"Gianna" d'Arianna Melone remporte le prix Artémisia de la BD des femmes

Couverture de "Gianna", ed. Albin Michel.
Couverture de "Gianna", ed. Albin Michel.
Tous les 9 janvier, date anniversaire de Simone de Beauvoir, le prix Artémisia récompense un album scénarisé ou dessiné par des femmes. Cette année, le titre est remis à Arianna Melone, autrice de la BD "Gianna".
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La décision a été annoncée le 9 janvier dernier, date symbolique de l'anniversaire de la philosophe, écrivaine et icône féministe Simone de Beauvoir. Depuis 2007, c'est aussi le jour où le Grand Prix Artémisia est remis à une bande dessinée. En 2022, Arianna Melone, qui s'est aussi fait connaître en France pour avoir adapté Le Bal des folles, de Victoria Mas, en BD, a été élue pour son oeuvre originale Gianna.

Une chronique des années 70 publiée en 2020 en version originale et traduit en français chez Albin Michel qui raconte l'histoire d'une étudiante de Bologne, dans le nord est de l'Italie, nommée Gianna. En parallèle de ses études, celle-ci travaille et milite pour l'universalisme, l'égalité ou encore le droit à l'avortement.

Elle se "révolte contre les carcans d'une société conservatrice", note Franceinfo. L'éditeur souligne de son côté "la technique mixte, faite de crayon de couleur et d'aquarelle, permet à son dessin d'allier douceur et puissance" du dessin.

D'autres lauréates : Emmi Valve et Coco

Mais Arianna Melone n'est pas la seule à obtenir une récompense en ce début de janvier 2022.

Egalement distinguée par le jury du Grand Prix Artémisia, la Finlandaise Emmi Valve pour sa bande dessinée La Grâce, parue aux éditions Çà et Là, un récit autobiographique sur les sujet nécessaire de la dépression qui a reçu le "prix spécial".

Ou encore la caricaturiste Coco, aussi illustratrice de presse, pour Dessiner encore (éditions Les Arènes). Un livre qui aborde son 7 janvier 2015, jour où elle a été victime des attentats terroristes contre la rédaction de Charlie Hebdo. "Seule dans le cabinet du psychothérapeute, j'essaie de mettre des mots sur l'indicible. La prise d'otage. Les tirs. Le silence. Les images. Comment expliquer l'effroi ? Pourquoi est-ce que je me sens si coupable ?", écrit-elle. Poignant.