Une vidéo d'éléphant dans un aquarium en Thaïlande choque les internautes

Une vidéo d'éléphants dans un aquarium d'un zoo thaïlandais choque les internautes
Une vidéo d'éléphants dans un aquarium d'un zoo thaïlandais choque les internautes
En Thaïlande, un zoo propose aux visiteurs de venir admirer un éléphant qui nage dans un aquarium. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo de cet éléphant a suscité la colère des internautes et des associations de défense du bien-être des animaux.
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À Chonburi (Thaïlande), le Khao Kheow Open Zoo offre à ses visiteurs un "spectacle" qui choque les internautes et les défenseur·se·s des droits des animaux. Pour distraire les touristes, un espace du parc animalier propose de regarder nager un éléphant confiné dans une grande cuve d'eau. Une attraction touristique dont le caractère cruel n'a pas tardé à inonder la toile.

Sur Twitter, les commentaires indignés fusent après que le site World Animal News a relayé un post sur Twitter, dans lequel il dénonce une mise en scène où les éléphants sont "forcés de nager, chevauchés et poussés par un cornac". "La Thaïlande et les touristes qui regardent ce spectacle épouvantable devraient avoir honte - je le répète, les touristes sont le fléau du règne animal", écrit un internaute.

World Animal News incite les visiteurs à contacter directement le zoo (en donnant le numéro de téléphone et l'adresse email) pour les sommer de mettre fin à cet abus.

Tripadvisor retire le zoo incriminé de son site

Interpellé sur les réseaux sociaux, le directeur du zoo Attaporn Sriheran a répondu que ces éléphants savaient nager. "Le zoo dispose d'une autre piscine pour que les éléphants puissent nager et, en même temps, elle permet aux enfants et aux visiteurs d'en apprendre davantage sur leur comportement", s'est-il justifié.

Une explication qui, naturellement, ne passe pas auprès des défenseur·se·s des droits des animaux. "Comment des touristes peuvent-ils payer pour voir ça ?", s'est insurgée sur Twitter Muriel Arnal, présidente et fondatrice de l'association One Voice.

"Cette attraction prouve encore une fois que les zoos sont des lieux de souffrance et d'exploitation pour les animaux qui y sont détenus et forcés de se montrer en spectacle. En plus d'être contraints à nager dans un bassin pour un numéro, cet éléphant [ainsi que tous les autres animaux captifs] souffrira toute sa vie de la frustration d'être confiné dans un petit enclos, du stress d'être exhibé à des visiteurs inconscients de la cruauté qu'ils soutiennent, et de la détresse psychologique liée à l'absence d'un groupe familial dans lequel il évoluerait dans la nature", estime pour sa part Anissa Putois, chargée de campagne pour l'ONG PETA France (People for the Ethical Treatment of Animals), contactée par Terrafemina.

Sommé par des internautes de réagir face à la polémique, le site de voyage TripAdvisor qui jusqu'ici suggérait la visite de ce zoo thaïlandais, a retiré le lieu de ses recommandations.

Quand tourisme rime avec maltraitance animale

Malheureusement, ce n'est pas la première fois que des associations ou des internautes dénoncent une exploitation animale abusive à des fins touristiques. "Cette vidéo d'éléphants n'est qu'un des nombreux exemples qui soulignent que les zoos se soucient bien plus de leur chiffre d'affaires que du bien-être animal. Nous encourageons les gens à ne jamais se rendre dans un lieu qui exploite des animaux pour le divertissement", déplore Anissa Putois.

En octobre 2017, une étude menée par l'ONG World Animal Protection alertait sur le danger des sites touristiques où les animaux sauvages sont exploités pour des selfies avec les touristes. Selon l'étude, cette tendance qui fait fureur sur Instagram nuit considérablement au bien-être des animaux.

Le rapport révèle des pratiques sordides liées à ce tourisme en Amérique latine. Les paresseux de la forêt amazonienne, dont les touristes sont très friands, sont par exemple arrachés des arbres de force par les vendeurs de selfies. Or, cette espèce est faite pour vivre dans un univers calme et paisible, loin du bruit et de la foule. Si on les retire de leur arbre, on les condamne à une mort quasi certaine.