Ce père part en guerre contre les sucettes et alerte les parents

Doit-on interdire les sucettes ?
Doit-on interdire les sucettes ?
Et si nous arrêtions de gaver notre progéniture de sucettes ? Cet enjeu de santé, un père de famille en a fait son cheval de bataille. De quoi éveiller certaines consciences dans une société où la sucrerie se banalise un petit peu trop.
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"C'était facilement la pire expérience de ma vie". Difficile de rester de marbre face au témoignage de Brett Cole. Il faut dire que personne n'aimerait vivre ce qu'a subi ce père de famille comme les autres. L'espace d'un statut Facebook, Brett nous raconte effectivement le moment où Bobby, son fils de cinq ans, s'est étouffé... en savourant une sucette. Le bonbon acidulé s'est bêtement décollé de son bâton et lui est resté coincé dans la gorge. Suite à celui, l'enfant s'est évanoui. Un scénario catastrophe qui a tout du fait divers morbide.

Et qui n'a d'ailleurs pas manqué de faire flipper bien des darons. Photos à l'appui, la publication de ce "family guy" a été liké et partagé des milliers de fois en à peine une semaine. Au final, plus de peur que de mal pour Bobby (et ses parents) : suite à quelques gestes de premier secours, l'enfant est revenu à lui. Mais Brett Cole ne compte pas en rester là. Sur Facebook, il alerte ceux et celles qui pourraient se retrouver dans la même situation.

Sus aux sucettes

Sa solution pour éviter le drame ? Interdire les sucettes. Ou tout du moins ne pas les autoriser avant un certain âge. "S'il vous plaît, suivez mon conseil, interdisez les", écrit-il. D'habitude, ce papa n'autorise d'ailleurs pas ses kids à se gaver de bonbons. Mais, Halloween oblige, il a du faire une exception. Désormais, il comprend qu'à l'âge de cinq ans, son fils Bobby est encore bien trop jeune pour savourer une sucette en toute sûreté. "Je pensais bêtement qu'il était assez âgé. Je ne referai plus cette erreur, assurez-vous de ne pas le faire !", décoche-t-il aux pères et mères dont les (très) nombreux messages défilent sous sa publication.

Mais si les parents anonymes compatissent, ils n'approuvent pas forcément le précepte éducatif du père. L'un deux proteste : "Si on interdisait tout ce que l'on mangeait, on mourrait de faim !". Pas faux. Mais d'un côté, les "lolipops" sont-elles réellement nécessaires au quotidien des kids ? Ajoutez à cette interrogation le fait qu'un éveil des consciences de plus en plus prononcé aujourd'hui tend à remettre en question notre consommation globale de bonbons - et surtout, le fait d'en offrir aux enfants. Etudes édifiantes à l'appui, l'on pointe davantage du doigt leur toxicité effective sur l'organisme.

Parmi d'autres, un compte-rendu du Parisien enfonce le clou : les confiseries sont toutes néfastes pour la santé, malmènent l'organisme de l'enfant par leur acidité abrasive, et se constituent, par-delà les colorants artificiels, de substances aussi mal médiatisées que peu recommandables, aux effets secondaires malheureux - sur la peau, la tension artérielle, la paroi de l'estomac...

Mais les incidences qu'ont ces friandises sur les enfants dépassent la question de la simple "étiquette". Effectivement, comme nous le rappelle le site spécialisé Moms.com (dédié à la parentalité), si l'étouffement est la quatrième cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans, les aliments sont quant à eux la cause la plus courante d'étouffement non mortel - loin devant les jouets et autres objets. Et vu la popularité et l'omniprésence des bonbecs, difficile de ne pas considérer les sucettes comme une menace potentielle.

Un grand nombre de faits divers sont d'ailleurs là pour nous le rappeler. Sur son blog Her Family, une mère de famille nous raconte ainsi que sa petite nièce s'est retrouvée aux urgences après avoir fait une chute en courant "avec une sucette dans la bouche". Alors, faut-il pour autant balancer ces fichues friandises à la poubelle ? Peut-être pas : interdire un aliment ne suffit pas à l'éloigner à jamais de la bouche des enfants, bien au contraire. Mais le considérer d'un oeil moins distrait est peut être un bon début.