Cette peur infantile est très répandue chez les adultes

Beaucoup d'adultes ont peur du noir
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Si les enfants ont souvent peur du noir, des monstres ou du sentiment d'abandon, les adultes souffrent eux aussi parfois d'angoisses similaires. Ils sont même beaucoup plus nombreux qu'on ne le croit...
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Parmi les peurs qui nous rongent, un sondage mené en 2012 en Angleterre a révélé qu'environ 40% des adultes craignaient l'obscurité. Alors si c'est votre cas, rassurez-vous (un peu), vous n'êtes pas seule. D'ailleurs, la peur du noir peut avoir de multiples causes et pas toujours très rationnelles. En effet, si cette angoisse apparaît durant notre enfance et le reste après (contrairement à la peur des monstres), elle est assez compréhensible : on craint l'obscurité car nous nous sentons alors exposés, vulnérables, non protégés. Et cette peur est ancestrale, elle remonte au temps ou la nuit, les prédateurs pouvaient nous attaquer plus facilement car on avait plus de difficultés à les repérer.

50 % des troubles du sommeil liés à la peur

Or, la peur chez l'adulte entraîne un certain nombre d'effets secondaires. Ainsi, une autre étude révèle que parmi les sondés, la moitié des personnes interrogées s'étant déclaré "mauvais dormeurs" ont également reconnu avoir peur de l'obscurité, cette angoisse pouvant provoquer un état d'insomnie. Et dans l'étude britannique, 10 % des participants ont par ailleurs avoué que leur peur du noir pouvaient les empêcher de se lever pour aller aux toilettes, en pleine nuit.

Traiter le mal par le mal

Comment vaincre cette phobie ? Malheureusement, il ne suffit pas toujours de le vouloir très fort pour réussir à contrer cette peur de l'obscurité. La première chose à faire, selon Colleen Carney, professeur de psychologie à l'Université de Ryerson, c'est d'identifier notre peur et de reconnaître qu'elle nous pose problème. La solution est ensuite de procéder à une thérapie d'exposition. Le problème, c'est que comme on ne le voit pas, le noir est difficile à maîtriser, à apprivoiser. Cela peut donc prendre un certain temps avant que l'on erre jusqu'aux toilettes au beau milieu de la nuit, sans une pointe de tachycardie. Mais c'est l'une des seules solutions pour enfin terrasser cette anxiété si tenace. Courage !

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