Cette superstar iconique de la génération Dawson pourrait tout à fait réaliser le futur Scream. A savoir, le huitième. Elle prend les devants alors que la septième itération des mésaventures de Ghostface vient tout juste de sortir en salles.
Scream, c’est tout un poème : sept films, pas que des chefs d'œuvre mais une nostalgie persistante (du public) qui garantit à la franchise un radieux avenir - malgré le départ de ses deux stars principales nouvelle génération, Melissa Barrera et Jenna Ortega. Et surtout, une héroïne iconique à souhait, Sidney Prescott, en Une du dernier volet aujourd’hui en salles.
Sidney Prescott, qui demeure l’une des plus badass protagonistes, scream queens, du cinéma d’horreur : damnée, persécutée par des hommes masqués (notamment) et surtout hantée par une présence maternelle qui n’en finit pas d’être fantomatique. Neve Campbell est de retour dans ce nouvel opus qui l’a incité à exiger une augmentation de salaire. Bien joué à elle.
Mais la comédienne américaine ne compte clairement pas s’arrêter là. Pourquoi ? Car ses ambitions pourraient tout à fait l’amener bien plus loin que ce premier rôle d’exception…
On vous raconte tout, verbatim en sus. La superstar a un grand projet.
Neve Campbell est très attachée à la saga Scream. L’une des œuvres qui lui a apporté gloire et amour d’un public toujours grandissant - la gén Z apprécie plutôt les deux derniers volets.
Démonstration est faite avec cette toute nouvelle déclaration-choc de l’actrice. Dans les pages de 20 Minutes, elle énonce avec enthousiasme : "Je ne sais pas si je reviendrai dans la saga, mais je n’aurais rien contre en réaliser un épisode". Surprise totale pour ses nombreux fans.
Neve Campbell réalisatrice, à l’instar de ses consoeurs actrices Kristen Stewart et Scarlett Johansson ? Pourquoi pas. Surtout si l’interprète fait honneur à cette saga qui au fond ne serait rien ; ou serait tout à fait différente ; sans sa présence.
Charismatique sans être hyper sexualisée ou glamourisée, en dehors des diktats de beauté traditionnelle, tout en incarnant à sa manière l’archétype de la brune ténébreuse, crépusculaire, Neve Campbell est un ovni à Hollywood. On aimerait bien la voir aux commandes d’un projet aussi important qu’un Scream.
Cela permettrait surtout de donner le la à une figure féminine furieusement badass et emblématique, qui déjoue avec maestria les clichés du genre. Sur sa chaîne YouTube, Welcome To Primetime Bitch! (clin d'oeil à une punchline du slasher surnaturel Freddy 3 : Les griffes du cauchemar), la vidéaste et érudite Mylène analyse ce même du cinéma de genre avec une acuité rare. Dans les pages de Terrafemina, elle analyse ainsi Scream et sa légendaire icône, Sidney Prescott : "En déconstruisant le slasher movie, Scream réécrit sa figure centrale : la finale girl. A savoir, cette jeune fille innocente et pure qui survit au tueur car, au-delà de sa force physique, elle ne succombe pas aux tentations (drogue et sexe) comme ses amis. Or, notre héroïne, Sidney Prescott (Neve Campbell) n'est pas comme ça. Ces règles de survie, elle les transgresse ouvertement (sur le plan du sexe par exemple, en compagnie de son petit ami). Ce qui ne l'empêche pas de conserver son statut de finale girl.”
"Sidney n'est pas une candide qui court en hurlant. C'est une battante, pleine d'initiative et ultra-maligne. C'est ce qui la rapproche d'un autre personnage, également mis en scène par Wes Craven : Nancy, la jeune adolescente des Griffes de la nuit. Afin de se défendre contre le croquemitaine Freddy Krueger qui envahit les rêves de ses victimes, Nancy privilégie un plan à la Maman j'ai raté l'avion : elle va faire en sorte d'avoir le tueur à son propre jeu, d'inverser les rôles. C'est exactement ce que va faire Sidney Prescott à la fin de Scream.”
C'est dire si voir Neve Campbell diriger une oeuvre dédiée à son avatar de fiction nous tente au plus haut point. Si seulement.