Vous aimez les Oreo ? Vous allez vite arrêter

Greenpeace part en guerre contre le fabricant de gâteaux Oreo
Greenpeace part en guerre contre le fabricant de gâteaux Oreo
Greenpeace dévoile un rapport sur la déforestation en Indonésie liée à l'exploitation de l'huile de palme. Dans la ligne de mire de l'ONG, le géant de l'alimentaire Mondelez, qui fabrique les célèbres biscuits Oreo.
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Une cartographie internationale dévoilée mardi 13 novembre par Greeenpeace révèle que le groupe alimentaire Mondelez, qui fabrique les célèbres biscuits Oreo est responsable de la destruction de 25000 hectares des forêts tropicales qui abritent les orang-outans en Indonésie.

Selon ce rapport intitulé "Mourir pour un biscuit : comment Mondelez alimente la crise climatique et l'extinction des espèces", entre 2015 et 2017, 22 fournisseurs d'huile de palme de Mondelez ont détruit plus de 70 000 hectares de forêts tropicales en Indonésie– une surface 7 fois plus grande que la ville de Paris.

Des orang-outans "sacrifiés pour des biscuits"

Alors qu'il existe des méthodes pour produire de l'huile de palme sans recourir à la déforestation, le groupe Mondelez continue de se fournir chez Wilmar International, plus gros négociant d'huile de palme au monde, qui s'approvisionne auprès de producteurs responsables de déforestation.

Ces fournisseurs ont également été accusés de faire travailler des enfants, d'exploiter leurs employé·e-s, de provoquer des feux de forêts pour s'accaparer des terres, dénonce Greenpeace.

"Les orang-outans sont aujourd'hui au bord de l'extinction : ils sont sacrifiés pour des biscuits"", déplore Kiki Taufik, responsable de la campagne forêts à Greenpeace Indonésie.

Entre 2015 et 2017, 70 000 hectares de forêts tropicales en Indonésie détruits
Entre 2015 et 2017, 70 000 hectares de forêts tropicales en Indonésie détruits

"Goût de déforestation"

En 2016, une étude publiée dans la revue Current Biology a révélé que 50% des orang-outans de Bornéo (Indonésie) ont été affectés par l'extraction des ressources naturelles, dont l'huile de palme. "Nous estimons que plus de 100 000 orang-outans bornéens ont été perdus entre 1999 et 2015. Les déclins les plus graves se sont produits dans les zones où l'habitat a été retiré", précisent les auteurs et les autrices de l'étude.

"Les forêts tropicales sont essentielles à la planète : les détruire pour de l'huile de palme aggrave la crise climatique et contribue à l'extinction d'espèces animales. Mondelez et les autres multinationales agro-alimentaires doivent se réveiller : elles doivent cesser de traiter avec Wilmar jusqu'à ce que ce négociant puisse prouver que son huile de palme ne contribue pas à la déforestation", tonne Cécile Leuba, chargée de campagne Forêts chez Greenpeace France.

Les militants de Greenpeace appellent les citoyen·nnes française.s à se mobiliser samedi 17 novembre dans plus de 25 villes de France afin de dénoncer le "goût de déforestation" des Oreos et de sensibiliser à l'importance de préserver les forêts tropicales.