Emma Watson vient de lancer un numéro gratuit pour les femmes harcelées au travail

Emma Watson poursuit ses combats féministes.
Emma Watson poursuit ses combats féministes.
L'une des plus iconiques figures du "pop-féminisme" souhaite désormais aider les femmes victimes d'un mal trop minoré : le harcèlement au travail. Une initiative salutaire.
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Ambassadrice de ONU Femmes, l'agence des Nations Unies destinée à promouvoir la parité dans le monde. Membre de l'organisation Time's Up UK, assurant un environnement de travail sûr pour les femmes. Instigatrice d'un bookclub féministe, Our Shared Shelf, au sein duquel figurent des opus comme La Servante écarlate et La Couleur Pourpre. Figure de proue de la campagne HeForShe, sensibilisant les hommes à la condition féminine. On ne compte plus le nombre de démarches solidaires signées Emma Watson. Et la comédienne ne compte pas s'arrêter là : elle vient de créer un numéro gratuit pour les femmes victimes de harcèlement au travail.

020 7490 0152. Depuis ce lundi 5 août, c'est ce numéro qu'il faudra tapoter au Royaume-Uni pour avoir accès à l'aide et aux conseils - aussi bien juridiques que psychologiques - de l'association caritative Right of Women, qui oeuvre pour aider les femmes par le biais de la loi britannique. L'idée ? Épauler celles qui ne savent pas toujours comment (ré)agir lorsqu'elles sont confrontées à des relations de bureau beaucoup trop toxiques. Quels sont leurs droits ? Quelle(s) démarche(s) doivent-elles entreprendre ? Ce service de conseil téléphonique gratuit, Emma Watson l'a en partie financé. A ses côtés, des organisations consacrées au respect des femmes comme The UK Fund for Women and Girls et Time's Up UK, soutiennent l'initiative.

"Combler des lacunes"

 

 

Emma Watson, femme engagée.
Emma Watson, femme engagée.

"Un énorme pas en avant". C'est ainsi que l'activiste de vingt-neuf ans envisage cette ligne d'appel. Et pour cause : le 020 7490 0152 est la seule démarche de ce type en Angleterre. Pourtant, là-bas, près d'une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail, affirme-t-elle au magazine The Times. Un manque que la comédienne juge "absolument renversant". Au média anglosaxon, elle rappelle cependant que l'heure est aux grands changements. La preuve ? L'Organisation Internationale du Travail vient d'adopter en juin dernier une convention internationale contre le harcèlement au travail. De quoi être (un tout petit peu) optimiste. "On a enfin l'impression que les gens réalisent l'ampleur du problème, et j'espère qu'avec les normes mondiales comme celles-ci, nous pourrons observer un nouveau climat de prévention et de responsabilisation sur cette question, au niveau national", a déclaré la comédienne.

D'où l'importance d'une association comme Rights of Women. "L'objectif de ce numéro est d'aider à combler des lacunes pour tout ce qui a trait aux conseils juridiques, afin que les femmes puissent obtenir l'aide et le soutien dont elles ont besoin", complète dans les pages du Times l'alerte Deeba Syed, responsable juridique de ladite organisation. A la lire, le harcèlement des femmes au boulot est encore un "problème caché" au sein de la société britannique. Un mal de l'ombre qu'il convient aujourd'hui d'éclairer. Par-delà le 020 7490 0152, les nouvelles initiatives destinées à prévenir et agir contre le harcèlement des femmes au travail ne manquent d'ailleurs pas. En France, par exemple. Des applications malignes comme OurCo et Meandyoutoo sensibilisent aux violences sexistes et sexuelles qui, trop souvent encore hélas, font de la vie de bureau un véritable cauchemar. Parce que culture d'entreprise n'a plus à rimer avec culture oppressive.