Florence Foresti refait surface après les César et atomise Cyril Hanouna

Florence Foresti réapparaît après les César et dézingue Cyril Hanouna
Florence Foresti réapparaît après les César et dézingue Cyril Hanouna
Dans cette photo : Florence Foresti
Critiquée par Cyril Hanouna pour avoir quitté la cérémonie des César après le sacre de Roman Polanski, Florence Foresti lui a répondu avec un post Instagram bien senti.
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La polémique n'en finit pas. D'un côté, il y a celles et ceux qui soutiennent le départ et l'intervention de Florence Foresti aux César. De l'autre, celles (et surtout ceux) qui l'ont jugée irrespectueuse. Pour rappel, l'humoriste avait abordé le sujet Roman Polanski dès son entrée sur scène, baptisant le réalisateur accusé de viols et condamné pour celui d'une jeune fille de 13 ans en 1977, "Atchoum", en référence à sa petite taille.

Lorsque celui-ci a reçu le César de la meilleure réalisation, Florence Foresti n'est plus réapparue, publiant le mot "écoeurée" en story sur son compte Instagram. Une prise de position saluée par beaucoup donc, mais aussi décriée par quelques individus. Parmi eux, le directeur de casting Olivier Carbone ou encore le romancier Frédéric Beigbeder, qui déclarait : "Cette pauvre Florence Foresti, qui s'est fait connaître par des imitations costumées chez Ruquier, se prend désormais pour une grande intellectuelle obligée de dispenser son opinion sur le bien et le mal. Elle plaisante sur la taille de Polanski pour l'enfoncer en son absence. La même tête de Turc pendant trois heures. (...) Elle se dit écoeurée, elle est écoeurante".

Plus récemment, l'animateur Cyril Hanouna n'a pas pu s'empêcher de donner son avis - prévisible - sur la question. Le 7 mars, dans l'émission Balance ton post, il assurait ainsi que "c'est une insulte au groupe Canal (qui diffusait la cérémonie, ndlr) d'être partie avant la fin" et divulguait la somme de 130 000 euros, que la comédienne aurait touchée pour la soirée, contre 30 000 euros pour les présentateurs des éditions précédentes.

Une déclaration à laquelle Florence Foresti a répondu ce lundi 9 mars sur Instagram : "Cher Cyril, j'ai gagné 18 500 euros pour préparer et présenter les César. Comme vous avez l'air fort bien renseigné sur les salaires de mes prédécesseurs, vous pourrez sans doute lancer un débat sur l'écart salarial entre les hommes et femmes lors de votre prochaine émission. Bisou." Un tacle bien senti.

Deuxième round de Hanouna

Ça aurait pu en rester là, mais non. L'animateur du groupe Canal a souhaité revenir sur les propos de Florence Foresti, et justifier les siens. A la fin de Touche pas à mon post ce lundi 9 mars, la quotidienne diffusée sur D8, il a ainsi insisté sur le salaire présumé de l'actrice, et soutenu sa version : "Nous confirmons donc, et on a eu Canal + au téléphone, que Florence Foresti a bien facturé via sa société 120 000 euros à Canal +". Il explique qu'elle s'est peut-être versée la somme de 18 500 euros personnellement, mais que le cachet est bien du montant qu'il avait annoncé, à 10 000 euros près. Lors de ce déballage de mauvais goût, il avait seulement oublié de préciser qu'avec cette somme, elle réglait aussi les bandes-annonces pré-cérémonie et les auteurs qui ont travaillé ses sketchs, explique-t-il.

S'en suit alors une comparaison douteuse entre son salaire (qui n'est en réalité que le montant facturé, ce qui change la donne) et celui de ses prédécesseurs (dont Kad Merad qui aurait lui gagné 100 000 euros), graphique à l'appui. Cyril Hanouna affirme alors que "son combat est louable" : "Nous ici, celle qui gagne le mieux sa vie autour de la table ce n'est pas un garçon, c'est une fille, c'est Valérie Benaim (...) Florence qui veut déplacer le débat sur les salaires hommes/femmes, ici il y aura toujours une parité des salaires et une parité de la présence." Tout est précisant qu'il s'est "toujours bien entendu" avec Florence Foresti. Mouais.

Pour sa première apparition post-César, ce dimanche 8 mars à l'Olympia pour la dernière de son spectacle Epilogue, Florence Foresti avouait aux spectateurs : "J'avais besoin de jouer devant un vrai public, ça me fait super plaisir", avant de s'émouvoir de l'accueil chaleureux que le public lui avait réservé : "Je ne vais pas pleurer quand même", lançait-elle. Un soutien rapporté par Le Parisien qu'on partage allègrement.