#BrownSkinGirlChallenge, le hashtag inspiré par Beyoncé qui célèbre les femmes noires

La superstar Beyoncé lance le #BrownSkinGirlChallenge. Getty Images.
La superstar Beyoncé lance le #BrownSkinGirlChallenge. Getty Images.
Né sous l'impulsion de Beyoncé et de sa fille Blue Ivy Carter, le hashtag #BrownSkinGirlChallenge incite les femmes racisées à mieux accepter et aimer leur corps, à grands coups de selfies salvateurs et de discours inspirants. On adore.
A lire aussi

Les fidèles de la team Beyoncé connaissent certainement Brown Skin Girl. Il s'agit de l'un des titres qui figure sur la bande originale du film Le Roi Lion, le remake photoréaliste récemment sorti en salles et au sein duquel Queen B interprète le personnage de Nala. Mais connaissez-vous le #BrownSkinGirlChallenge ? Tout juste lancé sous l'impulsion de la popstar féministe et de sa fille Blue Ivy Carter, cet hashtag réjouissant incite les femmes de couleur à afficher leurs selfies sur la Toile. Une démarche aussi inspirante que sororale. Et, Beyoncé oblige, évidemment virale.

Brown Skin Girl est une chanson où s'enlacent les voix de Beyoncé et Blue Ivy, donc, mais aussi celles du rappeur guyanais SAINt JHN et du chanteur nigérian WizKid. C'est une célébration de la différence où la "fille brune de peau" en question voit son épiderme comparé à "une perle", "la meilleure chose au monde". Une ode chorale à l'acceptation de soi et à la persévérance, truffée de références pop - à la mythique mannequin Naomi Campbell et à l'actrice Lupita Nyong'o (Black Panther, Us) entre autres choses - et hantée par un leitmotiv très motivant : "continue à danser". Des ondes positives qui recouvrent aujourd'hui l'impulsion #BrownSkinGirlChallenge.

"Ta peau raconte ton histoire"

"Your skin is not only dark, it shines and it tells your story" nous raconte la chanson : "Ta peau n'est pas juste sombre, elle brille et raconte ton histoire". Ce message fédérateur, une internaute la reprend sur Twitter, un grand sourire aux lèvres, en affichant la sienne - de peau. Le tout évidemment griffé du fameux mot-clé "Brown Skin Girl".

Comme toujours dès qu'il est question de phénomènes viraux, ce "défi" incite certaines "twittas" à exorciser leurs doutes ("Je n'ai pas toujours aimé cette peau qui est la mienne, c'est seulement au lycée que j'ai compris sa valeur", confesse l'une d'entre elles), accepter et aimer leur corps ("il m'a fallu un put*** de temps pour en être fière", décoche une autre), faire rayonner de mille feux cette singularité qui est la leur et qui, comme le chante si bien Rihanna, "brille comme un diamant". Un état d'esprit ultra-"positive" si l'on croit le maître-mot de cette tendance qui ne cesse de croître : self appreciation. L'estime de soi.

 

Afroféministe en puissance, le slogan est rapidement devenu une célébration des "curly hairs", ces cheveux frisés qui complexent tant et qu'il n'est désormais plus question de lisser.

"Il fut un temps où ma peau foncée et mes cheveux bouclés me rendaient anxieuse. Aujourd'hui, j'ai appris à embrasser mon corps et à me dire que je suis vraiment belle comme je suis", lit-on parmi les centaines de témoignages qui s'accumulent. Sans surprise, les voix anonymes qui se réapproprient ce slogan citent en choeur les paroles de Brown Skin Girl. D'aucuns diraient qu'elles sont naïves. Elles portent pourtant un discours essentiel : expliquer aux jeunes - et moins jeunes - spectatrices que, malgré les discriminations les plus banalisées, elles aussi ont le droit à la visibilité, telles ces "Naomi et Lupita" qui obnubilent les podiums et les caméras. Lion ou pas, l'heure est aux "queens" !