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“Je suis un maghrébin homosexuel et j’ai une perruque”, se réjouit Bilal Hassani, face au racisme et à l’homophobie des internautes
Publié le 5 mars 2026 à 18:00
Bilal Hassani assume sa condition d’artiste racisé et queer face à l’ire des racistes et des homophobes. Victime de cyber harcèlement, n’hésitant pas à tourner en dérision les commentaires des “haters” véhéments, le jeune homme transforme cette haine en force. Et représente à lui seul quantité de personnes discriminées en France, et ailleurs.
“Je suis un maghrébin homosexuel et j’ai une perruque”, se réjouit Bilal Hassani, face au racisme et à l’homophobie des internautes
“Je suis un maghrébin homosexuel et j’ai une perruque”, se réjouit Bilal Hassani, face au racisme et à l’homophobie des internautes Bilal Hassani assume sa condition d’artiste racisé et queer face à l’ire des racistes et des homophobes. Victime de cyber harcèlement, n’hésitant pas à tourner en dérision les commentaires des “haters” véhéments, le jeune homme transforme cette haine en force. Et représente à lui seul quantité de personnes discriminées en France, et ailleurs. Le jeune chanteur s’est plu à décrire sa situation, et sa lutte au quotidien, face à Mehdi Maizi, sur les ondes de France Inter. L’énonçant ainsi : "Je sais qu'un homosexuel perruqué, maghrébin, qui veut faire de la pop excentrique à grande échelle, c'est possible !"

Actuellement à l’affiche de Nino dans la nuit, nouveau film d’auteur très next gen, où celui que l’on a pu voir en figure croquignolesque et fabuleuse dans Les reines du drame (un ovni queer), en revient à la comédie, Bilal Hassani souhaite que son exemple fasse office de source d’inspiration pour tous les jeunes hommes, et femmes, qui assistent à ses performances. A l’écran et sur scène. Démontrer aux gens de sa génération que tout est possible, dans une société où les violences à l’encontre des personnes LGBTQ s’intensifient. Le chanteur a toujours assumé ses audaces, multipliant les perruques comme autant de personnages, se grimant en femme, bousculant les codes des genres et leurs archétypes, envoyant valser les injonctions à la masculinité en s’amusant d’une hyper-féminité outrée et jubilatoire. 

Il explique au micro de l’animateur : "Ma perruque, mon glam, tout ça c'est moi, c'est mon truc, et je sais que ma visibilité ne viendra pas directement de l'industrie, je le sais depuis le début, que j'avais à forcer les portes. Surtout que la pop est encore considérée comme un sous-genre en France en plus. Je voulais juste passer par mon chemin à moi au final sans attendre qu’on me l’autorise. Je savais qu'à un moment ou à un autre, on allait enfin me comprendre" Ses partitions et costumes sont autant d’éléments ajoutés à un imaginaire qu’il affectionne, la culture célébrée par des shows comme Ru Paul et Drag Race France. 

Bilal Hassani est une diva et s’exprime à l’unisson d’une génération, la sienne, qui défend les droits des plus discriminé(e)s : on pense à la jeune chanteuse lesbienne Pomme, à une icône trans comme Hunter Schafer, la révélation et superstar, également égérie fashion pour diverses marques, de la série trash et choc Euphoria.
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Bilal Hassani assume sa condition d’artiste racisé et queer face à l’ire des racistes et des homophobes. Victime de cyber harcèlement, n’hésitant pas à tourner en dérision les commentaires des “haters” véhéments, le jeune homme transforme cette haine en force. Et représente à lui seul quantité de personnes discriminées en France, et ailleurs.

Le jeune chanteur s’est plu à décrire sa situation, et sa lutte au quotidien, face à Mehdi Maizi, sur les ondes de France Inter. L’énonçant ainsi : "Je sais qu'un homosexuel perruqué, maghrébin, qui veut faire de la pop excentrique à grande échelle, c'est possible !"

Actuellement à l’affiche de Nino dans la nuit, nouveau film d’auteur très next gen, où celui que l’on a pu voir en figure croquignolesque et fabuleuse dans Les reines du drame (un ovni queer), en revient à la comédie, Bilal Hassani souhaite que son exemple fasse office de source d’inspiration pour tous les jeunes hommes, et femmes, qui assistent à ses performances. 

A l’écran et sur scène. Démontrer aux gens de sa génération que tout est possible, dans une société où les violences à l’encontre des personnes LGBTQ s’intensifient. Le chanteur a toujours assumé ses audaces, multipliant les perruques comme autant de personnages, se grimant en femme, bousculant les codes des genres et leurs archétypes, envoyant valser les injonctions à la masculinité en s’amusant d’une hyper-féminité outrée et jubilatoire. 

Il explique au micro de l’animateur : "Ma perruque, mon glam, tout ça c'est moi, c'est mon truc, et je sais que ma visibilité ne viendra pas directement de l'industrie, je le sais depuis le début, que j'avais à forcer les portes. Surtout que la pop est encore considérée comme un sous-genre en France en plus. Je voulais juste passer par mon chemin à moi au final sans attendre qu’on me l’autorise. Je savais qu'à un moment ou à un autre, on allait enfin me comprendre"

Ses partitions et costumes sont autant d’éléments ajoutés à un imaginaire qu’il affectionne, la culture célébrée par des shows comme Ru Paul et Drag Race France

Bilal Hassani est une diva et s’exprime à l’unisson d’une génération, la sienne, qui défend les droits des plus discriminé(e)s : on pense à la jeune chanteuse lesbienne Pomme, à une icône trans comme Hunter Schafer, la révélation et superstar, également égérie fashion pour diverses marques, de la série trash et choc Euphoria

En France, les discours engagés ont du mal à percer, et celui qui fut l’un des rois de l’Eurovision participe à une évolution des mentalités qui ne demande qu’à éclore. De quoi rhabiller pour l’hiver ceux qui pensent que “c’était vraiment mieux avant”.

Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
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