“Je suis un maghrébin homosexuel et j’ai une perruque”, se réjouit Bilal Hassani, face au racisme et à l’homophobie des internautes
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“Je suis un maghrébin homosexuel et j’ai une perruque”, se réjouit Bilal Hassani, face au racisme et à l’homophobie des internautes
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Bilal Hassani assume sa condition d’artiste racisé et queer face à l’ire des racistes et des homophobes. Victime de cyber harcèlement, n’hésitant pas à tourner en dérision les commentaires des “haters” véhéments, le jeune homme transforme cette haine en force. Et représente à lui seul quantité de personnes discriminées en France, et ailleurs.
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Le jeune chanteur s’est plu à décrire sa situation, et sa lutte au quotidien, face à Mehdi Maizi, sur les ondes de France Inter. L’énonçant ainsi : "Je sais qu'un homosexuel perruqué, maghrébin, qui veut faire de la pop excentrique à grande échelle, c'est possible !" Actuellement à l’affiche de Nino dans la nuit, nouveau film d’auteur très next gen, où celui que l’on a pu voir en figure croquignolesque et fabuleuse dans Les reines du drame (un ovni queer), en revient à la comédie, Bilal Hassani souhaite que son exemple fasse office de source d’inspiration pour tous les jeunes hommes, et femmes, qui assistent à ses performances.
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A l’écran et sur scène. Démontrer aux gens de sa génération que tout est possible, dans une société où les violences à l’encontre des personnes LGBTQ s’intensifient. Le chanteur a toujours assumé ses audaces, multipliant les perruques comme autant de personnages, se grimant en femme, bousculant les codes des genres et leurs archétypes, envoyant valser les injonctions à la masculinité en s’amusant d’une hyper-féminité outrée et jubilatoire. Il explique au micro de l’animateur : "Ma perruque, mon glam, tout ça c'est moi, c'est mon truc, et je sais que ma visibilité ne viendra pas directement de l'industrie, je le sais depuis le début, que j'avais à forcer les portes. Surtout que la pop est encore considérée comme un sous-genre en France en plus. Je voulais juste passer par mon chemin à moi au final sans attendre qu’on me l’autorise. Je savais qu'à un moment ou à un autre, on allait enfin me comprendre"
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Ses partitions et costumes sont autant d’éléments ajoutés à un imaginaire qu’il affectionne, la culture célébrée par des shows comme Ru Paul et Drag Race France. Bilal Hassani est une diva et s’exprime à l’unisson d’une génération, la sienne, qui défend les droits des plus discriminé(e)s : on pense à la jeune chanteuse lesbienne Pomme, à une icône trans comme Hunter Schafer, la révélation et superstar, également égérie fashion pour diverses marques, de la série trash et choc Euphoria.
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En France, les discours engagés ont du mal à percer, et celui qui fut l’un des rois de l’Eurovision participe à une évolution des mentalités qui ne demande qu’à éclore. De quoi rhabiller pour l’hiver ceux qui pensent que “c’était vraiment mieux avant”.
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