Julio Iglesias n'a pas simplement embrassé de force Flavie Flament sur le plateau d'une émission de TF1 il y a 20 ans de cela - des images particulièrement accablantes qui avaient été relayées sur TikTok, et témoignent d'une... "autre époque". Il a fait de même avec de nombreuses autres femmes, comme le révèle le compte féministe L'effrontée sur la vidéo à découvrir ci-contre. Un récapitulatif en images est très relayé alors que le chanteur croule sous les accusations.
Croule, ou croulait ? Car Julio Iglesias vient de voir les plaintes à son encontre être classées sans suite. Un scandale pour les victimes présumées qui avaient épinglé un système défini par elles comme une succession "d'agressions sexuelles" et un "trafic d'être humains" qui auraient pris place au sein de ses nombreuses propriétés. Ses employées dénoncent des agressions physiques et sexuelles permanentes, un calvaire fait «de pénétrations, d’attouchements, de gifles et des humiliations physiques et verbales».
Et il y a vingt ans, c'est sur TF1, en pleine émission musicale, que prenait place une autre forme d'agression sexuelle, de celles que l'on pouvait également voir sur bien des plateaux - comme celui de la Méthode Cauet, ou chez Cyril Hanouna, beaucoup plus récemment. Le chanteur y embrassait effectivement de force Flavie Flament, alors jeune animatrice, sans lui demander son avis. Mais ce que l'on vient de (re)découvrir, c'est que le geste était une habitude au gré des apparitions télévisuelles du chanteur.
L'effrontée, compte Instagram féministe, pourvoyeur de contenus très engagés, nous adresse ce récapitulatif en images, un texte en évidence : "Deux anciennes employées ont porté plainte pour agressions sexuelles contre Julio Iglesias. La plainte a été classée sans suite "pour défaut de juridiction des tribunaux espagnols". De nombreuses vidéos de "baisers forcés" donc d’agressions sexuelles ont depuis refait surface".
Des images à retrouver en bas de cet article et qui ont engendré quantité de réactions viscérales. A juste titre, certainement ?
Julio Iglesias est aujourd’hui accusé de viols par plusieurs femmes, qui témoignent dans une enquête relayée par la presse internationale et menée auprès de quinze anciennes employées, lesquelles dénoncent à l’unisson «un trafic d’êtres humains à des fins d’imposition de travail forcé et de servitude» ainsi que des faits «de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle».. Les propos sont accablants et indignent d'autant plus ceux qui, aujourd'hui, assistent à ce classement sans suite : “j’étais son esclave”, “Il m'utilisait presque toutes les nuits”, “Il me mettait les doigts partout”, “Je me sentais comme un objet”.
Mais sur les images à retrouver ci-contre, ce sont d'autres formes de violences, ayant également trait à des agressions sexuelles (car il s'agit d'agressions sexuelles), qui prennent place, sous l'amusement vraisemblablement collectif du public et des équipes techniques - c'était pas vraiment "mieux avant", pourrait-on suggérer.
"Précision : il s’agit ici d’une courte compilation, il y a de nombreux autres extraits d’agressions de Julio Iglesias.", relate par ailleurs le compte Instagram L'effrontée en guise d'illustration à cette vidéo où abondent effectivement les baisers forcés, gestes tactiles, "pellotages", autrement dit : les agressions sexuelles. Tout ce qui était grandement banalisé bien avant #MeToo, et qui de fait, participe à une culture du viol : cette expression féministe employée par les militantes et les essayistes désigne l'euphémisation au sein de notre société et notamment à travers la culture des violences sexuelles et des agressions.
"Culture du viol", "Je me suis sentie mal, mon corps s’est contracté prêt à se défendre...", "Ca m'a donné la gerbe", "C'est un malade en fait", "Il faisait ça tout le temps en toute impunité", "Quelle horreur", "Quel porc", commentent abondamment les internautes indignés en réaction aux images à découvrir ci-contre.