Le string de Lizzo soulève une vague de grossophobie : sa réponse badass

Lizzo irrite les machos et les grossophobes en plein match de basket.
Lizzo irrite les machos et les grossophobes en plein match de basket.
Lizzo est l'une des "queens" incontestables de l'année 2019. Et son assurance ne manque jamais de faire rager les haters. Récemment encore, l'artiste a essuyé les remarques les plus misogynes et grossophobes après avoir dévoilé son string en plein match de basket. Edifiant.
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Ce 8 décembre dernier, et comme à son habitude, la réjouissante chanteuse Lizzo a assuré le show... à sa manière. C'est-à-dire, comme aucune autre. Non pas lors d'un concert, mais durant un match de basketball. L'artiste a effectivement décontenancé le public de Los Angeles, venu assister aux prouesses sportives des Lakers et des Timberwolves, en portant une magnifique robe-noire (très) décolletée dans le dos, dévoilant ainsi... un string de la même couleur.

Quiconque suit les posts et stories Instagram de Lizzo - où se contente d'écouter ses chansons - connaît forcément sa militance "body positive" affirmée, son autodérision et la façon dont elle met en scène son propre corps (sans le moindre filtre). Un moyen pour l'interprète de décomplexer un bon nombre de femmes dont le physique est lui aussi jugé "hors-normes". Et ses récents choix vestimentaires que d'aucuns diraient provoc' embrassent à pleine bouche cette logique. On ne peut qu'applaudir.

Oui mais voilà, son dernier "dévoilement" est loin d'avoir suscité l'admiration de tous. Pire, il a même engendré les remarques les plus grossophobes. Tout cela pour un simple bout de ficelle ?

"Vos critiques n'ont aucun effet sur moi"

Sous la vidéo de l'événement, relayée par le compte de Barstool Sports, nombreux sont effectivement ceux à donner leur avis sur l'attitude de la chanteuse.

"J'espère qu'ils ont brûlé son fauteuil après le match", "Personne ne veut voir cette merde", "Elle est trop dégueu", "Arrêtez-la, c'est criminel", "Elle ne porte pas de pantalon ? C'est dégoûtant, vraiment", "Ce n'est pas approprié, il faut la bannir des matchs"... Sans oublier les dizaines de gifs exprimant l'écoeurement. Bref, pas la peine de vous faire un dessin, on nage en plein body shaming. "Je ne sais pas ce qu'il y a plus dérangeant, Lizzo qui danse ou la foule qui l'applaudit ?", s'interroge un autre internaute. "Twist : il s'agit de ta misogynie !", lui décoche une twitta. Et toc.

 

Des commentaires misogynes auxquels l'artiste a répondu avec sa franchise habituelle - pas très loin de la "fuck you attitude" - l'espace d'une publication Instagram abondamment likée et relayée. "Vos critiques n'ont aucun effet sur moi. Les critiques négatives ne présentent pas le moindre intérêt dans ma vie, et ils n'ont pas la moindre incidence sur mon quotidien ou mes émotions", a-t-elle cinglé dans cette vidéo en forme de coup de gueule. Avant de poursuivre sur une note (body) positive : "Je suis plus heureuse que je n'ai jamais été. Je suis entourée d'amour, et je veux juste répandre cet amour". Un monologue plein de générosité.

Et qui, lui aussi, est loin d'être passé inaperçu. Pour Ayesha K. Faines, fondatrice de la plateforme de coaching Women Love Power (dont l'objectif est "d'aider les femmes à prioriser leurs désirs et à obtenir ce qu'elles veulent"), ce buzz est le signe que Lizzo n'est pas la seule à déranger. Non, ce qui déplaît tant à travers ce phénomène médiatique, c'est cette angoisse qu'éprouvent les hommes "lorsque les femmes prennent de la place - et font de leur corps ce qu'elles veulent", écrit-elle sur Twitter. Comme si les fesses de Lizzo pouvaient écraser le patriarcat !

A l'adresse de ces esprits chagrins et autres machos de comptoir, la chanteuse se permet d'ailleurs un dernier conseil : "Si vous n'aimez vraiment, vraiment pas mon cul, vous pouvez toujours l'embrasser". Un "cause toujours, tu m"intéresses" qui rappelle le goût de l'artiste pour les punchlines. Et pour les selfies du même acabit. Souvenez-vous, le 22 novembre dernier, Lizzo avait déjà relayé sur Instagram une photo des fesses en question, histoire de faire rager les rageux. Ou comment étouffer une bête polémique par un badass "kiss my ass".