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Bientôt des mesures adaptées aux salariées ménopausées en Angleterre ?
Publié le 26 août 2019 à 16:10
La vie de bureau n'a rien de simple pour les femmes lors de la ménopause. C'est sur ce point qu'insistent aujourd'hui les député·e·s britanniques. L'occasion de briser un tabou et de libérer la parole des principales intéressées.

La ménopause n'est pas une période heureuse pour toutes. Des femmes ménopausées souffrent d'anxiété et de perte de confiance en soi, de fatigue et de symptômes divers bien souvent trop accablants. Face à cette situation que l'on passe volontiers sous silence, un espace de travail adapté est indispensable à leur santé, qu'elle soit psychique ou physique. C'est ce qu'affirment aujourd'hui de nombreux député·e·s britanniques.

Le débat est soulevé, et il est plus que salutaire. Car dans bien des cas, les incidences de la ménopause peuvent même conduire certaines femmes jusqu'aux portes de la dépression. C'est ce sur quoi s'attarde The Guardian : les maux méconnus et volontiers minimisés des femmes ménopausées. Des working girls dont la condition est généralement ignorée. Et ce ne sont pas les député·e·s qui contrediront ce constat.

"Un manque cruel de dispositions"
Un débat soulevé par les députés britanniques.

Manque de repos. Marginalisation. Dépression nerveuse. Ainsi sont les maux dont souffrent les femmes ménopausées, nous alerte le média britannique. Et puis il y a tous ces complexes, invisibles mais tenaces. Ne pas oser évoquer ses soucis de peur de ne pas être prise au sérieuse, par exemple. De manière générale, la ménopause est une situation incomprise. "Il est temps d'arrêter de considérer les menstruations et la ménopause comme des sujets tabous. Les femmes ont toujours du supporter des propos insultants et un manque cruel de dispositions adéquates, et ce pour une situation tout à fait naturelle", cingle la responsable syndicaliste Sue Hackett.

Et c'est pour cela que les député·e·s britanniques réclament à l'unisson la mise en place de politiques claires. L'idée ? Protéger la santé et les droits des femmes sur leur lieu de travail. A les écouter, cette initiative est aussi importante que les régimes de maternité respectés par les entreprises. Trop couramment, la ménopause est ignorée par les chef·f·es. Pire, les employées peuvent faire l'objet de mesures disciplinaires visant à corriger leurs "insuffisances" au bureau. Et le burn out n'est donc jamais très loin. Il aboutit volontiers à la consommation d'antidépresseurs et à l'absentéisme, "teasing" d'un licenciement ou d'une démission aussi redoutée qu'imminente. Des carrières seront gâchées tant que ces femmes ne seront pas écoutées.

"Vous refuseriez un lieu de travail où les employées n'auraient pas droit à certaines choses sous prétexte qu'elles sont enceintes, et c'est exactement pareil pour les femmes ménopausées. Il devrait exister une législation garantissant que chaque lieu de travail dispose d'une politique adaptée à la ménopause, tout comme il existe une politique relative à la maternité", appuie la députée travailliste Carolyn Harris. A l'instar de beaucoup de ses confrères et consoeurs de la Chambre des Communes, la politicienne réclame des actes. Un aménagement des horaires de travail, l'accès à des zones privées (pour discuter ou se reposer en cas de complications), et surtout, une meilleure considération de la part des employeur·e·s. Considérer les employées, mais aussi ce qu'implique la ménopause. Les mentalités doivent évoluer.

"Les employeur·e·s doivent faire plus. Les employées ne reçoivent pas le soutien dont elles ont besoin. C'est souvent très difficile pour les femmes qui travaillent. La ménopause est le dernier tabou, car elle est toujours aussi passée sous silence et ne touche que les femmes, et plus encore, les femmes plus âgées. C'est de l'âgisme, et du sexisme, en un bloc", analyse de son côté la députée conservatrice Rachel Maclean. Repousser l'âgisme hors du monde de l'entreprise, voilà un combat qui ne peut être que salué.

 

Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
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