Les princesses Disney illustrées avec leurs règles pour briser les tabous

Les princesses Disney illustrées avec leurs règles pour briser les tabous
Les princesses Disney illustrées avec leurs règles pour briser les tabous
L'illustratrice française Clara Lang représente Ariel, Jasmine, Tiana dans plusieurs situations liées aux menstruations pour aborder le sujet avec les plus jeunes. Et par la même occasion, le déstigmatiser.
A lire aussi

Tout a commencé lorsque l'illustratrice de bandes-dessinées et peintre Clara Lang, 26 ans, est tombée sur les commentaires en réponse à une publicité de la marque française de produits périodiques Nana, diffusée sur les réseaux sociaux en juillet 2020. Le principe de la campagne : raconter les "histoires d'utérus" de personnes concernées, avec authenticité et liberté.

"Le plaisir, la douleur, l'amour, la haine. Ce n'est jamais simple. Nos histoires d'utérus doivent être partagées et entendues", martelait Nana. Des mots essentiels qui malheureusement, n'ont pas fait l'unanimité. "Dans les commentaires d'une pub Nana, j'ai vu beaucoup de gens dire que parler des règles et montrer le sang allait traumatiser les enfants", déplore Clara Lang sur son compte. "Pourtant même les héroïnes de nos petits devraient avoir leurs règles !"

Alors, un an après, pour encourager à déstigmatiser le phénomène que vit la moitié de l'humanité, elle prend son stylo.

"12 princesses indisposées"

Dans l'univers de l'artiste, la Belle lit Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir et King Kong Théorie de Virginie Despentes avec la Bête, Cendrillon lave les serviettes réutilisables de Javotte et Anastasie, Blanche-Neige se fait servir Spasfon, tisane et cookies par les Sept nains, bouillotte chaude sur le ventre, Jasmine découvre une tache de sang sur son pantalon en descendant du tapis volant. Ariel, elle, attire les requins à cause d'une fuite en pleine nage, quand les règles d'Aurore déborde pendant son (long) sommeil.

Et puis, il y a Tiana, l'héroïne de la Princesse et la Grenouille, qui se retrouve dans des WC du restaurant où elle travaille à bourrer du papier toilette dans sa culotte. Au mur, un distributeur vend des serviettes et des tampons pour 5 dollars, somme qu'elle ne peut pas débourser. "Cela illustre avec justesse la précarité menstruelle", commente une jeune femme. Un fléau qui, en 2021, touche quasiment 2 millions de personnes. Et sur lequel, grâce au travail de Clara Lang notamment, une attention nécessaire est de plus en plus portée.