Pourquoi cette maman a décidé de ne jamais dire à sa fille qu'elle est belle

Pourquoi cette maman a décidé de ne jamais dire à sa fille qu'elle est belle
Pourquoi cette maman a décidé de ne jamais dire à sa fille qu'elle est belle
Déterminée à ne pas enfermer sa fille dans les diktats liés à la beauté féminine, cette jeune maman de 39 ans a mis au point une méthode d'éducation qui peut suprendre... mais dont on ne doute pas de l'efficacité.
A lire aussi

Faut-il dire à sa petite fille qu'elle est jolie, au risque de lui faire penser que l'apparence physique représente un atout indispensable quand on est une femme ? Voici la question que s'est posée Clare O'Reilly, jeune anglaise, maman d'une petite fille de 7 ans prénommée Annie. Avant de mettre Annie au monde, Clare pensait que de l'éducation des enfants n'avait plus de secret pour elle. Et pour cause : elle était déjà mère de deux petits garçons.

Mais cette jeune maman de 39 ans n'avait pas réalisé qu'élever une fille n'est pas tout à fait la même expérience que celle d'élever des garçons. "Dès le début, j'ai constaté que les gens traitaient Annie différemment de mes deux garçons (...) Pas moins d'une minute après sa naissance, les sages-femmes l'appelaient déjà 'ma belle', contrairement à mes fils, qui eux étaient plutôt félicités pour leur corps 'fort et robuste'", explique Clare dans un témoignage publié par le Daily Mail.

Au fur et à mesure que sa fille grandissait, Clare explique s'être sentie de plus en plus mal à l'aise en entendant les compliments ou les surnoms donnés à Annie, qui étaient presque toujours liés à son apparence physique. "Cela peut sembler ingrat d'être irrité par ces commentaires bien intentionnés, mais j'ai commencé à m'inquiéter de l'accent mis sur l'apparence physique de ma fille, et de ce que cela pourrait faire à son sens de soi en grandissant. Plus on accorde d'attention à son apparence, plus une petite fille croira que de telles choses comptent. Et peut-être qu'elle commencera à penser que c'est la seule chose qui compte chez elle", explique la maman.

Pourquoi cette maman a décidé de ne jamais dire à sa fille qu'elle est belle
Pourquoi cette maman a décidé de ne jamais dire à sa fille qu'elle est belle

Encourager davantage les capacités intellectuelles

Soucieuse de ne pas altérer l'estime qu'Annie se porte, Clare a fait le choix étonnant de ne jamais complimenter sa fille sur son apparence physique, y compris sur son look. "Plus que jamais, les jeunes filles d'aujourd'hui sont exposées à un examen plus minutieux de leur apparence. Ils sont bombardés d'images de belles femmes sur les médias sociaux, et beaucoup commencent à partager des images similaires d'eux-mêmes très tôt dans la vie. Faut-il s'étonner que nos petites filles se transforment en jeunes femmes plus préoccupées que les générations précédentes par leur apparence ?", déplore Clare.

Pour étayer son propos et démontrer la nécessité d'une telle méthode d'éducation, Clare cite plusieurs études britanniques, dont une menée par Girl Guiding UK révélant qu'au Royaume-Uni, plus d'un tiers des filles âgées de sept à dix ans pensent que l'apparence physique est la qualité la plus importante chez une femme.

Même si Clare reconnaît être éblouie par les grands yeux bruns et le beau sourire d'Annie, elle garde ces pensées pour elle et préfère encourager sa fille sur ses facultés sportives, sa sensibilité envers les animaux ou encore son talent pour le piano.

L'essentiel de la démarche de cette maman consiste à faire réaliser à sa fille que, même si le fait de se soucier de son apparence n'est pas nécessairement une mauvaise chose, elle possède beaucoup d'autres qualités plus importantes que son physique. Un conseil que Clare applique d'ailleurs à elle-même : elle évite soigneusement de faire des commentaires sur sa propre apparence, surtout en présence d'Annie.

"Tant qu'elle continuera à valoriser ses talents, je serai heureuse"

Elle-même se rappelle lorsqu'elle était plus jeune : "Je comparais beaucoup mon physique à celui de mes copines ; que je trouvais plus jolies que moi. Cela a ébranlé ma confiance pendant des années. J'ai fini par me sentir heureuse et m'accepter à l'âge de 23 ans seulement, après avoir rencontré mon mari", raconte-elle.

Ce qui effraie le plus cette jeune maman, c'est que sa fille se livre elle aussi à ce genre de "comparaisons néfastes", même si pour l'instant, son enfant ne semble pas sujette à ce genre d'attitude. "Je sais que les années d'adolescence apporteront des défis nouveaux et plus difficiles. Mais j'espère lui avoir donné le soutien dont elle a besoin pour surmonter le chaos de l'adolescence. Tant qu'elle continuera à valoriser ses talents, son travail acharné et sa nature bienveillante au-dessus de son apparence, je serai une mère heureuse."

Une jolie leçon d'amour de soi qui inspirera peut-être d'autres parents.