PPDA "aime convaincre, pas forcer" : la défense problématique de Claire Chazal

PPDA "aime convaincre, pas forcer" : la défense très problématique de Claire Chazal
PPDA "aime convaincre, pas forcer" : la défense très problématique de Claire Chazal
Dans cette photo : Claire Chazal
Au micro de France Inter, la journaliste Claire Chazal est revenue sur les accusations de viol et d'agression sexuelle dont Patrick Poivre d'Arvor fait l'objet. Et a de nouveau défendu l'ancien présentateur. Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir.
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Invitée de l'émission L'instant M sur les ondes de France Inter, Claire Chazal s'est exprimée sur les accusations dont fait l'objet son ex-conjoint, Patrick Poivre d'Arvor - 26 témoignages, 8 plaintes, dont trois pour viols et quatre pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel.

"L'homme qu'elles décrivent n'est pas celui que j'ai connu personnellement et professionnellement. Celui que j'ai connu aimait sans doute séduire, et convaincre", a-t-elle affirmé face à la journaliste Sonia Devillers. "Il aimait surtout convaincre et ne pas forcer. C'était une immense professionnel de la télévision", a poursuivi Claire Chazal.

Des déclarations familières. En septembre dernier, celle-ci déclarait déjà : "Je ne peux pas croire que cet homme que je connais bien, professionnellement et personnellement, qui certes aime séduire et convaincre, ait une quelconque violence en lui".

"Toute parole est recevable"

"Je n'aime pas les accusations sans preuve, ni fondement juridique. Je déteste les noms jetés en pâture, au jugement de l'opinion. Je comprends qu'il existe des problèmes de domination masculine et que les femmes le ressentent", avançait à l'époque Claire Chazal. Sur les ondes de France Inter, la journaliste a (un petit peu) nuancé ses propos.

"Je ne remettrais aucunement en cause la parole de ces femmes. Je n'ai aucun moyen de le faire et si elles estiment devoir parler aujourd'hui, et pouvoir le faire ce qui n'était pas forcément le cas avant, c'est peut-être un progrès. Et en tout cas toute parole est recevable", a-t-elle ainsi déclaré. Tout en soulignant "n'avoir jamais entendu parler d'une quelconque peur d'une femme ou d'une jeune fille à TF1".

Une défense qui n'a pas manqué de faire réagir l'une des accusatrices de PPDA, Cécile Delarue, sur Twitter : "Une trentaine de témoignages, 14 plaintes, des viols racontés en pagaille mais 'il aime convaincre, pas forcer'". Ou encore Illana Weizman, autrice du livre Ceci est notre post-partum : "Les cautions féminines, c'est un des rouages de la domination masculine qui me bute le plus."

Ce 15 décembre, Patrick Poivre d'Arvor faisait dans les pages de "Libération" l'objet de trois nouveaux témoignages accablants. Parmi ceux-ci, les déclarations de la romancière Amandine Cornette de Saint Cyr, affirmant : "Poivre consomme et maltraite. J'ai été rabaissée et humiliée".

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